BRNS – «Nous sentons le soutien derrière nous»

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BRNS«Nous sentons le soutien derrière nous»

ESCH-BELVAL – Le groupe belge est de retour lundi, au Luxembourg, avec sa pop explosive.

«L’essentiel»: Après le prix du «Meilleur Groupe Pop/Rock 2013» aux Octaves de la Musique, vous avez de nouveau été récompensés…

Antoine (basse/clavier): Oui, nous avons reçu le prix Jeff Bodart de la SABAM (Société belge des auteurs, compositeurs et éditeurs), qui récompense le groupe qui a le plus tourné. Nous avons fait plus de soixante concerts en 2013.

Une reconnaissance tardive, car vous étiez plus reconnus en France qu’en Belgique…

C’est vrai qu’il y a eu un effet bizarre. Au début, nous n’avons pas eu une reconnaissance immédiate en Belgique. Les programmateurs nous faisaient confiance, mais c’était plus dur avec le public. Ce n’est plus le cas maintenant, nous sentons le soutien derrière nous.

Paru en Belgique en 2010, «Wounded» est sorti à l’international l’an dernier. Comment a-t-il été accueilli?

Il a été bien accueilli, même si ça a mis du temps. La sortie en France, où nous avions déjà énormément tourné, comme aux Pays-Bas, via la signature chez Naïve, nous a permis d’homogénéiser tout ça. Nous avons joué en Autriche, en Allemagne, où la réception a été très bonne. Et nous allons continuer à défricher des territoires en live, le succès via la scène est assez sain.

La vidéo de «Our Lights», sortie l’automne dernier, était un clin d’œil au visuel de la pochette?

On avait travaillé avec Carl Roosens, qui a d’ailleurs son propre groupe de chanson française, pour la pochette du disque. Nous avions fait une mini tournée avec lui en Belgique. Pour le clip, nous lui avons donné carte blanche, à lui et sa femme. C’est un peu la genèse de la pochette, du coup la boucle est bouclée.

Vous venez de sortir le clip de «Void». Plus de sept minutes, et un vrai trip de cinéma…

On voulait avoir la patte de quelqu’un. Nous avons donné carte blanche à un réalisateur bruxellois, Mihnea Popescu, qui avait l’habitude de travailler avec des groupes qui coréalisaient les clips. Mais nous voulions son clip, et son travail entre presque en conflit avec le morceau. C’est la chanson la moins rentre-dedans, et c’est un objet visuel fort.

Quelle direction avez-vous envie de prendre pour le prochain album?
Il n’y a pas eu de réelle réflexion. En tout cas, il y a moins de fougue, c’est plus posé, écrit, plus pop. Il y a une trame avec quelques OVNI. Le précédent avait un côté plus rythmique, là les voix se répondent plus qu’avant. L’album est terminé depuis janvier, et sa sortie est prévue le 25 août.

Vous avez des dates prévues en France, en Angleterre et en Allemagne prochainement. La scène est toujours votre moteur?

On aime vraiment tourner, aller chercher un public qui ne nous connaît pas. Nous étions en Estonie il n’y a pas longtemps, où peu de groupes proposent ce genre de musique. Nous avons eu droit à une standing ovation.

Vous revenez au Luxembourg un an après le festival Out of the Crowd. Comment votre live show a-t-il évolué?

Il y a des changements dans la disposition scénique. Nous travaillons désormais avec un éclairagiste, même si ça reste sobre. Le set est plus long, et nous allons bien sûr jouer nos nouveaux morceaux.

(Cédric Botzung/L'essentiel)

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