Xavier Bettel – «Nous sommes rentrés dans une période de guerre»

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Xavier Bettel«Nous sommes rentrés dans une période de guerre»

LUXEMBOURG - Xavier Bettel, Jean Asselborn et François Bausch se sont exprimés, jeudi, devant les députés, sur la situation en Ukraine.

Le chef du gouvernement s'est exprimé jeudi, à la Chambre des députés, au sujet de la situation en Ukraine.

Le chef du gouvernement s'est exprimé jeudi, à la Chambre des députés, au sujet de la situation en Ukraine.

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«Nous sommes rentrés dans une période de guerre, cette agression est sans précédent», a affirmé Xavier Bettel (DP), Premier ministre, en préambule de sa déclaration sur la situation en Ukraine, jeudi, à la Chambre des députés. Il regrette que «des citoyens comme vous et moi paient un lourd tribut» à cause des bombardements et de l’intervention militaire au sol. «Le gouvernement exprime sa solidarité avec l’Ukraine, sa solidarité avec le peuple ukrainien».

Au niveau diplomatique, Xavier Bettel a expliqué que le gouvernement travaillait «avec ses partenaires européens pour trouver la meilleure solution politique possible». L’UE «condamne et demande au président Poutine de la cesser immédiatement».

Le chef du gouvernement a rappelé qu’un premier pacte de sanctions avait été décidé. «Au niveau des individus et entités russes» responsables de l’attaque militaire, mais aussi «l’interdiction des importations de biens et services des régions séparatistes hors contrôle de l’Ukraine».

«Le terme de dénazification est dramatique»

«Nous travaillons à un deuxième paquet de sanctions», a abondé Jean Asselborn (LSAP). Le ministre des Affaires étrangères s’est montré vindicatif contre Vladimir Poutine. «Personne n’a agressé la Russie. Ni l’OTAN, ni l’Ukraine, ni l’UE, ni les États-Unis», a-t-il martelé.

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«Personne ne doit imposer à un État souverain de rester neutre», a ajouté le ministre, en réponse aux demandes russes sur l’Ukraine, concernant notamment la non-participation à l’OTAN. Selon Asselborn, «le 24 février 2022 est pour l’Ukraine comme le 10 mai 1940 pour nous», soit la date du début de l’offensive de l’armée allemande lors de la Seconde Guerre mondiale.

De son côté, François Bausch (Déi Gréng), ministre de la Défense, a vertement critiqué certains éléments de discours utilisés par le Kremlin. «Non, il n’y a pas de tentative de l’Occident d’imposer un gouvernement de marionnette à Kiev, c’est faux», a-t-il lancé. Selon lui, le terme de dénazification, utilisé par les officiels russes dont Vladimir Poutine, «est dramatique».

(jg/L'essentiel)

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