Règlement de comptes – Nouveau meurtre à Marseille

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Règlement de comptesNouveau meurtre à Marseille

Le corps d'un homme, vraisemblablement tué par balle, a été retrouvé dans la nuit de vendredi à samedi carbonisé à l'intérieur d'un véhicule incendié dans une cité des quartiers nord de Marseille.

Les effectifs de police ont été renforcés à Marseille. (AFP)

Les effectifs de police ont été renforcés à Marseille. (AFP)

Ce nouveau meurtre intervient au surlendemain de l'envoi en renfort de 240 CRS et gendarmes mobiles par le ministère de l'Intérieur. Selon une source proche de l'enquête, la victime a été découverte sur le siège passager avant vers 1 heure du matin après que les marins-pompiers eurent été appelés pour un incendie de voiture près de la cité Font-Vert (14e arrondissement), un lieu important de trafic de drogue. La victime n'a pas encore été identifiée et l'autopsie du corps est en cours, mais «un examen préalable au scanner a révélé des lésions par projectiles», a indiqué le procureur de la République à Marseille, Jacques Dallest.

«Il va falloir que la famille de la victime se manifeste, qu'un proche signale sa disparition», a ajouté le magistrat, évoquant aussi des relevés d'ADN pour tenter d'identifier la personne. Les pompiers «ont retrouvé un corps calciné assis à côté du conducteur avec un trou dans la boîte crânienne», avait auparavant indiqué le maire (PS) des 13e et 14e arrondissements, Garo Hovsepian. «Le règlement de comptes a certainement eu lieu ailleurs et le véhicule a été déposé là-bas», a-t-il ajouté.

Quatre meurtres en quinze jours

La voiture, immatriculée dans les Bouches-du-Rhône et déclarée volée, a été brûlée sur une allée longeant une cité voisine de Font-Vert. Le préfet de police des Bouches-du-Rhône, Jean-Paul Bonnetain, s'est rendu sur place, ainsi qu'un représentant du parquet, qui a confié les investigations à la brigade criminelle de la police judiciaire. Les enquêteurs et leurs collègues de l'identité judiciaire ont travaillé une partie de la nuit sous de puissants projecteurs. Cette «méthode» de la voiture incendiée, apparue au début des années 2000 dans la région et plusieurs fois utilisée en 2011 et 2012, «permet justement de rendre les identifications plus complexes et les malfaiteurs ne l'ignorent pas», a expliqué un syndicaliste policier.

Le meurtre de samedi porte à quatre, en à peine plus de quinze jours, le nombre de règlements de comptes à Marseille, qui avait connu une trêve relative depuis fin novembre après 24 morts en 2012 dans la région. «On est dans un tunnel, on est dans le noir, c'est terrifiant», a estimé M. Hovsepian, dont les quartiers payent le plus lourd tribu dans cette vague de violence.

(L'essentiel Online/AFP)

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