Polémique en France – Nouveaux soupçons sur le cardinal Barbarin

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Polémique en FranceNouveaux soupçons sur le cardinal Barbarin

Mgr Barbarin aurait «promu» un curé condamné en 2007 à un an et demi de prison avec sursis pour agressions sexuelles. L'épiscopat dément.

Mgr Barbarin n'a pas indiqué s'il connaissait ou non le passé judiciaire du prêtre promu.

Mgr Barbarin n'a pas indiqué s'il connaissait ou non le passé judiciaire du prêtre promu.

AFP/Eric Cabanis

Le cardinal français Philippe Barbarin, accusé de n'avoir pas dénoncé des prêtres pédophiles, est la cible de nouveaux soupçons dans la presse pour avoir, selon le quotidien Le Parisien mercredi, «promu» un curé condamné pour agressions sexuelles, ce que dément l'épiscopat.

Le prêtre, aujourd'hui âgé de 55 ans, a été condamné en 2007 à un an et demi de prison avec sursis à Rodez (sud) pour des agressions sexuelles sur des étudiants, détaille Le Parisien sur son site internet. Muté dans le diocèse de Lyon (centre-est), ville dont Mgr Barbarin est l'archevêque, il y a été vicaire puis curé d'une paroisse avant, en 2013, d'être «promu doyen, en charge donc de plusieurs paroisses, par le cardinal», ajoute le journal.

«Rien à voir» avec un scandale pédophile

Le Parisien relève que les victimes du prêtre «étaient toutes majeures» et qu'il «ne s'agit donc pas de pédophilie». Il ne s'avance pas non plus à dire si Mgr Barbarin connaissait ou non le passé judiciaire au moment de la décision. «Il n'a pas envie de répondre à cette question», a répondu aux sollicitations du journal un proche du prélat.

Le porte-parole des évêques de France, Mgr Olivier Ribadeau-Dumas, a réagi mercredi soir en faisant valoir que cette affaire n'avait «rien à voir» avec un scandale pédophile et en démentant que le prêtre condamné ait été «promu». «Il n'est pas promu (...) Il a aujourd'hui des responsabilités de formation dans le diocèse de Lyon (...) pas en contact avec des jeunes, ce sur quoi le diocèse a toujours veillé», a-t-il déclaré.

«Il s'agit d'un prêtre qui a été condamné à 18 mois de prison avec sursis pour des gestes déplacés sur des majeurs, il ne s'agit donc en aucun cas de pédophilie (...) Pour nous, il s'agit de l'histoire d'un homme qui a été coupable de faits qui ont été jugés», a-t-il ajouté. «Ce cas n'a rien à voir et n'est en aucun cas comparable à celui du père Preynat», a insisté Mgr Ribadeau-Dumas en évoquant l'affaire qui a plongé Philippe Barbarin dans la tourmente.

(L'essentiel/nxp/afp)

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