Royaume-Uni: Nouvelle loi «antigrève» dans le  collimateur des syndicats

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Royaume-UniNouvelle loi «antigrève» dans le  collimateur des syndicats

Depuis juillet, une disposition controversée autorise le recours à l’intérim en cas de débrayage.

Le climat social est explosif, notamment dans les transports. 

Le climat social est explosif, notamment dans les transports. 

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Après la trêve liée à la période des funérailles de la reine Elizabeth II, la lutte pour la revalorisation salariale a repris de plus belle au Royaume-Uni. Plusieurs syndicats ont annoncé une action en justice contre la nouvelle loi entrée en vigueur fin juillet, qui autorise le recours aux intérimaires pour remplacer les grévistes. Un affaiblissement du droit de grève jugé inacceptable, alors que les mouvements sociaux se multiplient – cheminots, postiers, dockers, avocats pénalistes ou éboueurs – sur fond d’inflation galopante.

La fédération syndicale TUC a lancé l’action au nom de onze syndicats, dont Unite, un des principaux du pays, RMT, qui regroupe les salariés des transports, ou encore Aslef, pour les conducteurs de trains, représentant «des millions de travailleurs» britanniques. Ils reprochent à l’exécutif de ne pas les avoir consultés avant d’adopter la nouvelle législation qui, en outre, «viole les droits fondamentaux des syndicats protégés par l’article 11 de la Convention européenne des droits de l’homme».

«Le droit de grève est une liberté britannique fondamentale. Mais le gouvernement l’attaque au grand jour» avec des règles qui favorisent trop les employeurs, a dénoncé Frances O’Grady, secrétaire générale de TUC. Qui a alerté l’Organisation internationale du travail. Le recours aux intérimaires inquiète particulièrement dans les secteurs où la sécurité est primordiale, et dans les agences de travail temporaire, qui ne veulent pas devenir des «briseuses de grève».

(AFP)

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