Crise de la dette – Obama affiche sa solidarité avec la zone euro

Publié

Crise de la detteObama affiche sa solidarité avec la zone euro

Le président américain a réaffirmé que son pays travaillait avec les pays européens pour stabiliser la situation.

M. Obama a assuré que son pays s'était «profondément impliqué» dans les efforts des pays européens pour résoudre la crise de la dette dans la zone euro. (AFP)

M. Obama a assuré que son pays s'était «profondément impliqué» dans les efforts des pays européens pour résoudre la crise de la dette dans la zone euro. (AFP)

«Je pense que nous continuerons à voir des faiblesses dans l'économie mondiale tant que cette question ne sera pas résolue», a affirmé M. Obama, lors d'un entretien avec des journalistes hispanophones. «Ce sera un sujet important lors de la réunion du G20 qui se déroulera en novembre» en France, a-t-il ajouté. M. Obama a assuré que son pays s'était «profondément impliqué» dans les efforts des pays européens pour résoudre la crise de la dette dans la zone euro, mais que c'était aux grands pays du Vieux Continent de décider d'une stratégie à cet effet. «La Grèce est évidemment le problème le plus urgent. Et ils sont en train de prendre des mesures pour ralentir la crise, mais pas pour l'arrêter», a estimé le président américain. «Un problème plus grave est ce qui se passerait en Espagne et en Italie si jamais les marchés continuaient à s'en prendre à ces deux très grands pays», a observé M. Obama.

Le secrétaire au Trésor des États-Unis, Timothy Geithner, participera vendredi à la réunion des ministres de l'Économie et des Finances de l'Union européenne (ECOFIN) à Wroclaw, en Pologne, a indiqué lundi son ministère.

Une faillite de la Grèce pour sauver l’euro

Les Bourses mondiales ont dégringolé à nouveau lundi, affolées par l'hypothèse de plus en plus ouvertement évoquée d'une faillite de la Grèce en dépit des déclarations se voulant apaisantes des responsables européens. Toutes les Bourses européennes ont terminé la journée profondément dans le rouge, Paris, Milan et Madrid finissant même au plus bas en deux ans et demi. En revanche, la Bourse de New York a terminé lundi en légère hausse dans un marché toujours inquiet du risque de voir la crise de la dette souveraine européenne contaminer les États-Unis: le Dow Jones a progressé de 0,63% et le Nasdaq 1,10%. Ce week-end, le ministre allemand de l'Économie, Philipp Rösler, n'a pas exclu une faillite ordonnée de la Grèce pour sauver la monnaie unique, avant que son ministère ne vienne rappeler lundi que ce pays avait toute sa place dans l'euro.

Mercredi, une réunion d'urgence du FMI sur la Grèce doit avoir lieu et les ministres des Finances de la zone euro, puis de l'Union européenne, se réuniront vendredi et samedi en Pologne pour tenter de boucler le deuxième plan d'aide à la Grèce de près de 160 milliards d'euros, promis au pays le 21 juillet. Les marchés semblent néanmoins douter des capacités des politiques à se mettre d'accord et donc à reprendre la main face à la crise, notamment après la réunion du G7 de vendredi et samedi dernier, qui n'a débouché sur «aucune mesure concrète», selon un analyste.

(L'essentiel Online/AFP)

Ton opinion