Covid-19 – Omicron sonne-t-il la fin de l'épidémie au Luxembourg?
Publié

Covid-19Omicron sonne-t-il la fin de l'épidémie au Luxembourg?

LUXEMBOURG - Plus contagieux mais moins sévère, Omicron change la donne au niveau sanitaire. Reste une inconnue: un variant plus virulent peut-il émerger?

Le collège d'experts luxembourgeois préconise l'obligation vaccinale pour les plus de 50 ans.

Le collège d'experts luxembourgeois préconise l'obligation vaccinale pour les plus de 50 ans.

Editpress

«Une maladie endémique» à traiter comme la grippe. Les mots du Premier ministre espagnol Pedro Sanchez concernant la pandémie de Covid-19 ont fait le tour de l'Europe, certains voyant en cette déclaration un tournant préfigurant une sortie de la pandémie. Lors d'une conférence de presse organisée au Luxembourg, le discours du groupe d'experts médicaux luxembourgeois mandatés par le gouvernement a également souligné le caractère endémique du Covid-19 «qui ne disparaîtra pas», mais dont les effets ravageurs pourraient être gérés en requérant à l’obligation vaccinale pour les plus de 50 ans et le personnel soignant.

La propagation du variant Omicron, désormais majoritaire au Luxembourg, entraîne ainsi «un changement de paradigme», notent les experts. «Omicron cause un risque de complication nettement inférieur à celui du variant Delta, car l'infection causée touche essentiellement les voies aériennes supérieures et dans une moindre mesure les poumons». Les personnes non-vaccinées avec comorbidités, les immunodéprimés et les personnes très âgées présentent toujours «un risque important», mais le reste de la population semble davantage épargné.

«Pas de boule de cristal»

En clair, si un variant plus sévère ne s'impose pas, l'épidémie de Covid-19 ne représenterait plus qu'un moindre danger pour une majorité de résidents, à condition que la vaccination se poursuive. Tel est le scénario espéré, qui n'en demeure pas moins incertain suivant l'émergence de nouveaux variants. «Nous n'avons pas de boule de cristal et il n'est pas exclu que le virus redevienne plus virulent à l'avenir», avertit le Dr. Vic Arendt, médecin infectiologue au CHL (Centre hospitalier de Luxembourg), précisant que la virulence moindre imputée à Omicron tient également «au fort taux de vaccination».

Une certaine prudence qui ne doit pas inciter au pessimisme pour autant. Le Dr. Claude Muller, expert en virologie et immunologie au LIH (Luxembourg Institute of Health) explique ainsi que plus la transmissibilité est importante, moins le virus est sévère. «Qui plus est, la possibilité de mutation du virus n'est pas infinie», poursuit-il.

Au début du mois, l'OMS s'était inquiétée de la multiplication des cas d'Omicron, craignant l'arrivée d'un variant plus dangereux. Mais l'agence des Nations unies avait également déclaré par la voix de son directeur général Tedros Adhanom Ghebreyesus que «2022 devait être l'année où nous mettrons fin à la pandémie».

(Thomas Holzer/L'essentiel)

Ton opinion