Au Luxembourg – «On a eu de la chance»: la vigne a échappé au pire

Publié

Au Luxembourg«On a eu de la chance»: la vigne a échappé au pire

REMICH - L'été maussade n'a pas particulièrement affecté les vignes luxembourgeoises, qui devraient connaitre une année «dans la moyenne».

Les vignes luxembourgeoises ont été épargnées par les intempéries du mois de juillet.

Les vignes luxembourgeoises ont été épargnées par les intempéries du mois de juillet.

L'essentiel

«Finalement, on n'est pas si mal, quand même», sourit Serge Fischer, chargé d'études dirigeants à la section viticulture de l'Institut viti-vinicole (IVV) de Remich. Selon le spécialiste, les vignes luxembourgeoises ont été épargnées par les intempéries du mois de juillet. «Il n'a pas fait aussi chaud que d'habitude, mais pas trop froid non plus, sauf quelques jours en mai», souligne-t-il. «On était dans les moyennes pluriannuelles sur 50 ans».

Conséquences: «Après trois années très précoces, ce sera un retour à quelque chose d'un peu plus normal», estime Serge Fischer. D'autant que les vignobles ont été relativement épargnés par les impressionnantes averses de la mi-juillet. «On a eu de la chance, ça n'a pas été des averses instantanées et l'érosion» n'a pas été trop importante. Le spécialiste de l'IVV affirme qu'un hectare a été «écrasé par la Sûre» au moment des crues, sur les 1 300 hectares de vignes que compte le Luxembourg selon le Statec.

«On n'a plus d'années vraiment mauvaises»

Et les maladies aussi semblent laisser nos raisins tranquilles. «Là aussi, on a de la chance. Il y a des champignons, mais ce n'est pas catastrophique. Le raisin n'est pas touché, les feuilles le sont, c'est gérable». Reste donc à déterminer quand les vendanges pourront être effectuées. Là aussi, Serge Fischer estime que le cru 2021 sera dans la moyenne, d'autant que la floraison s'est faite à des dates proches des dates habituelles, avec un début le 19 juin et une fin le 26 juin.

«La date moyenne de début des vendanges sur les 55 dernières années est le 22 septembre, on devrait commencer autour de cette date», après trois années où les récoltes avaient commencé plus tôt. Pour le chercheur de l'IVV, il est encore tôt pour déterminer quelle quantité de vin pourra être produite cette année. Serge Fischer ne s'avance pas non plus sur la qualité. «C'est très difficile de faire des prévisions. Mais on n'a plus d'années vraiment mauvaises, comme en 1984, ou en 1987, la dernière». Le mois d'août a encore un rôle à jouer sur le cru à venir. «Maintenant, il nous faut un temps sec, ce serait pas mal».

(jw/L'essentiel)

Ton opinion