Au Luxembourg – On dépense en moyenne 1 200 euros par an pour notre garde-robe
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Au LuxembourgOn dépense en moyenne 1 200 euros par an pour notre garde-robe

LUXEMBOURG – Mardi, le ministère de la Protection des consommateurs et Caritas Luxembourg lançaient le débat sur les vêtements.

par
Séverine Goffin

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Une consommation vestimentaire qui a explosé, des filières textiles très loin d’être toutes éthiques et écologiques, des volumes gigantesques d’habits incinérés ou qui finissent dans une décharge en Afrique… Le ministère de la Protection des consommateurs et Caritas Luxembourg lançaient le débat ce mardi sur la manière de rendre le textile plus durable. À ce titre, Marie-Hélène Pradines, de la Commission européenne, a avancé des chiffres qui donnent le tournis.

Au Luxembourg, il est ainsi estimé que les résidents «dépensent en moyenne 1 200 euros par an par personne dans leur garde-robe. Au niveau mondial, seul 1% du textile jeté est recyclé. La filière est 4e en termes d’impact environnemental et 3e concernant l’utilisation de l’eau et des sols».

«Sous-estimer le coût véritable d’un vêtement»

Une partie de la solution peut venir des consommateurs «en achetant équitable. La fast fashion en plus de créer de la dépendance nous fait sous-estimer le coût véritable d’un vêtement», avance ainsi Katia Vladimirova, de l’Université de Genève. La transparence est cruciale, pour Georges Kieffer, de BENU village Esch. «On ne le sait pas assez, mais la plupart des textiles recyclés sont fait à base de bouteilles en plastique».

Une autre partie de la solution: mettre les poids lourds du textile face à leurs responsabilités en passant des lois, estimaient les intervenants. «Une stratégie européenne doit être adoptée le 30 mars, souligne Marie-Hélène Pradines, de la Commission européenne. Elle comprend des obligations concernant le recyclage, l’étiquetage, contre la destruction de la surproduction mais aussi un accompagnement des producteurs et des employés du textile… La Commission européenne vient par ailleurs d’adopter une réglementation pour obliger les entreprises à témoigner de leurs conditions de production».

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