Brexit/Charles Michel – «On ne peut pas avoir le beurre et l'argent du beurre»
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Brexit/Charles Michel«On ne peut pas avoir le beurre et l'argent du beurre»

Le président du Conseil européen, Charles Michel, a appelé le Royaume-Uni à renoncer à toute «tactique de négociation» dans les discussions sur la relation commerciale post-Brexit.

Les Britanniques réclament un «changement fondamental d'approche de l'UE».

Les Britanniques réclament un «changement fondamental d'approche de l'UE».

AFP/Andrew Parsons

«Le Royaume-Uni a maintenant un choix important à faire concernant son propre avenir. Il ne s'agit pas de choisir une tactique de négociation. Il s'agit de choisir le modèle de société et le modèle d'économie pour leur propre avenir», a-t-il déclaré devant le Parlement européen. Il a reproché à Londres de vouloir accéder au marché unique européen «tout en étant capable de s'écarter de nos normes et réglementations, quand cela lui convient».

Mais «on ne peut pas avoir le beurre, l'argent du beurre, et le sourire de la crémière», a-t-il lancé. Alors que les négociations sont plus enlisées que jamais, Londres et Bruxelles sont engagés depuis plusieurs jours dans une partie de ping-pong, s'appelant mutuellement à faire un pas l'un vers l'autre pour les débloquer.

«Le temps est très limité»

Les Britanniques réclament un «changement fondamental d'approche de l'UE», en particulier l'assurance que les Européens sont eux aussi prêts à faire des concessions pour voir la discussion aboutir, ce que ces derniers ne cessent de répéter depuis jeudi dernier. «Il va de soi, évidemment, que tout accord international implique des contraintes entre les deux parties, mutuellement acceptées», a encore déclaré mercredi le négociateur de l'UE, Michel Barnier, devant les eurodéputés.

«Malgré les difficultés, un accord est à notre portée si nous sommes, des deux côtés, prêts à travailler "constructivement" (...) dans les prochains jours» car «le temps est très limité», a-t-il ajouté. Déjà difficiles, les discussions post-Brexit se sont envenimées jeudi dernier quand l'UE a exigé des concessions de Londres pour arriver à un accord de libre-échange à temps pour l'appliquer l'année prochaine, quand les règles européennes cesseront de concerner le Royaume-Uni.

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a alors déclaré les pourparlers «terminés» et demandé à son pays de se préparer à un «no deal», une perspective potentiellement dévastatrice pour des économies déjà ébranlées par la pandémie de Covid-19.

(L'essentiel/afp)

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