Contrôles aux frontières – «On ne peut pas critiquer le choix de l'Allemagne»
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Contrôles aux frontières«On ne peut pas critiquer le choix de l'Allemagne»

LUXEMBOURG/BRUXELLES – Les ministres de l’Intérieur de l’UE se retrouvent ce lundi pour une réunion de crise à propos des migrants. Jean Asselborn s’attend à des débats houleux.

Jean Asselborn va diriger ce lundi une réunion de crise sur les migrants.

Jean Asselborn va diriger ce lundi une réunion de crise sur les migrants.

DPA

Le ministre luxembourgeois des Affaires étrangères, Jean Asselborn (LSAP), se montre compréhensif vis-à-vis de la décision allemande de rétablir les contrôles à la frontière avec l’Autriche. «On ne peut pas critiquer le choix de l'Allemagne». En même temps, le ministre prévient: «Nous devons veiller à ce qu’il n’y ait pas d’effet domino en Europe et à ce que les accords de Schengen ne disparaissent pas. Le Front national et d’autres s’en réjouiraient».

Les liaisons ferroviaires entre l’Allemagne et l’Autriche ont en partie repris ce lundi, à 7h. Mais les trains ne circulent toujours pas sur la ligne Salzbourg-Munich, empruntée chaque jour par des milliers de réfugiés depuis plusieurs semaines.

«Conséquences politiques»

Jean Asselborn demande plus de solidarité en Europe, faisant notamment référence à la problématique des quotas. Les ministres de l’Intérieur de l’UE débattent justement ce lundi d’une répartition de 120 000 réfugiés sur le Vieux Continent. Mais cette idée, défendue par le président luxembourgeois de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, reste polémique, certains États, comme la Hongrie, la Slovaquie et la Pologne, ne voulant pas en entendre parler.

«Si la Hongrie maintient son refus, elle restera une partie du problème», selon Jean Asselborn. Ce dernier n’hésite pas à évoquer «des conséquences politiques» pour les États qui refuseraient la solidarité.

(L'essentiel avec DPA)

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