Covid-19 au Luxembourg: «On peut penser que d’ici fin juin, le masque disparaîtra»

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Covid-19 au Luxembourg«On peut penser que d’ici fin juin, le masque disparaîtra»

Alors que le ministère de la Santé a décidé de ne plus publier de bilan Covid quotidien à partir de ce mardi, le directeur de la Santé, Jean-Claude Schmit, estime que les dernières restrictions Covid vont disparaître rapidement, notamment le masque dans les transports.

par
Nicolas Martin
Jean-Claude Schmit est le directeur de la Santé.

Jean-Claude Schmit est le directeur de la Santé.

Editpress

«L’essentiel» : Ne plus publier quotidiennement les chiffres du Covid signifie-t-il que l’épidémie est terminée?

Jean-Claude Schmit, directeur de la Santé: Cela veut dire que nous sommes dans une phase assez calme qui ne nécessite plus forcément pour tout un chacun de regarder au quotidien le nombre d’infections. Un rapport hebdomadaire est maintenu, mais cela ne sert à rien d’inquiéter avec des chiffres tous les jours. Nous continuons bien sûr à notre niveau à les suivre au quotidien. Nous fonctionnons en «open data» donc les chiffres restent accessibles à tous. Nous ne cachons rien. Mais actuellement, il est inutile de dire qu'il y a 400 cas aujourd’hui, 500 le lendemain, 350 le surlendemain.

Qu’est-ce qui a changé?

L’impact de la maladie a changé. Il y a moins de personnes hospitalisées à cause du Covid, y compris en soins intensifs.

Des personnes meurent-elles encore du Covid?

Les personnes qui décèdent sont très âgées ou très malades et on a davantage l’impression, aujourd’hui, qu’elles décèdent avec le Covid plutôt que du Covid.

Faut-il s’attendre à de nouveaux allègements?

On peut s’attendre à ce que l’on fasse la même chose que des pays comme la France, qui a supprimé le masque dans les transports, même si c’est un peu plus compliqué ici car la loi doit être changée pour cela. C’est un peu moins flexible. Cela doit être encore discuté, mais on peut penser qu’à la prochaine loi, le masque disparaîtra. L’autre point à évoquer sera la 3G (vacciné, testé ou guéri) dans les hôpitaux et les maisons de soins. Rien n’est décidé mais on s’orienterait plutôt vers une recommandation plutôt qu’une obligation. La loi actuelle arrive à échéance fin juin mais cela ne veut pas dire que l’on ne peut pas anticiper des allègements.

L’obligation vaccinale va-t-elle rester dans les cartons?

Nous sommes en attente de l’avis des experts. En janvier dernier, ils s’étaient prononcés sur la situation avec le variant Delta. Or avec Omicron, la discussion est un peu différente. De toute façon, le projet de loi a été préparé et peut être sorti rapidement.

Le texte sera-t-il présenté ?

C’est une décision du gouvernement. Il y a différentes options. Soit laisser le texte dans les cartons et le sortir si besoin, soit le soumettre de façon préventive et reporter le vote ou y inscrire des critères pour une entrée en vigueur de la loi.

Faut-il toujours redouter l’automne?

On ne sait pas à quoi ressemblera le prochain variant. Les variants actuels d’Omicron sont plutôt «gentils» mais on n’a pas de garantie sur les suivants. Difficile de savoir s’ils seront plus ou moins pathogènes. Il y a une prudence à conserver et il importe de garder notre capacité à réagir.

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