Incendies en Turquie – «On s'est demandé si le feu allait gagner l'hôtel»

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Incendies en Turquie«On s'est demandé si le feu allait gagner l'hôtel»

ANTALYA/LUXEMBOURG - Des touristes venus du Luxembourg et de la Grande Région racontent leur expérience à deux pas des flammes, en Turquie et en Grèce.

Les pires incendies depuis une décennie en Turquie, une «immense catastrophe» dans le Péloponnèse, en Grèce. Ravagé par les incendies, le sud de l'Europe est en proie à une situation alarmante avec des feux qui gagnent les très touristiques stations balnéaires. Parti en vacances à Manavgat, près d'Antalya, avec Luxair, Pascal, 29 ans, a constaté le désastre de ses propres yeux, la semaine passée.

«Le matin, je faisais du jet-ski, il n'y avait rien. Au début de l'après-midi, une partie du ciel était bleue et sans nuage, l'autre rosée. Comme au moment d'une éclipse», raconte le père de famille, employé à la Commission européenne au Luxembourg. Un phénomène «spectaculaire» mais aussi «inquiétant». Les flammes sont alors à environ 8 km du complexe hôtelier. «Je ne dirais pas que nous avons eu peur, mais nous nous sommes demandé si elles allaient gagner l'hôtel, et surtout si nous allions pouvoir prendre notre vol pour rentrer le lendemain».

«Il faisait 47 degrés l'après-midi!»

Sur place, les touristes ont visité pour la première fois «un endroit magnifique avec des sites historiques», mais également découvert une chaleur frisant l’insupportable: «Il faisait 47 degrés l'après-midi, et 37 au milieu de la nuit! Le jour où les incendies ont débuté, le vent était fort et très chaud. Forcément, cela a envenimé les choses».

Les fortes chaleurs sont telles que certains experts vont jusqu'à déconseiller les vacances en Méditerranée. Car la Turquie n'est pas le seul pays touché par des incendies. La Grèce, où séjournent des vacanciers venus du Luxembourg et de la Grande Région, doit également faire face aux flammes incontrôlables. C'est notamment le cas de Caroline, originaire d'Arlon et lectrice de L'essentiel.

En vacances à Faliraki, sur l'île de Rhodes, la Belge a subi les coupures de courant: « Le soir nous avons voulu visiter la ville mais elle était privée d'électricité et pleine de fumée en raison des incendies très proches. Nous avons simplement fait l'aller et retour en taxi». Des voyages qu'ils ne risquent pas d'oublier de si tôt...

(Thomas Holzer/L'essentiel)

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