Arrestations en Lorraine – Onze hooligans du derby Metz-Nancy interpellés

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Arrestations en LorraineOnze hooligans du derby Metz-Nancy interpellés

METZ - Soupçonnés d'avoir participé à des violences en marge de la rencontre entre les deux clubs lorrains, le 24 septembre, onze individus ont été appréhendés, a indiqué jeudi le procureur de Metz.

«Cette rencontre avait été émaillée d'incidents impressionnants, qui procédaient de l'hooliganisme. Nous avions décidé de ne pas travailler à chaud, mais à distance, notamment avec les nombreuses caméras vidéos dans le stade», a expliqué jeudi après-midi le procureur de Metz, Pierre-Yves Couilleau. «Grâce à ce travail, nous avons pu identifier les visages de personnes qui ont par exemple jeté des objets». Lors de cette rencontre, un stadier avait notamment été légèrement blessé, mais l'auteur de ces violences n'a pas pu être identifié, a précisé le procureur.

Les supporters interpellés, sept Messins et quatre Nancéiens âgés entre 20 et 30 ans, ont été décrits comme socialement insérés, bien que certains d'entre eux avaient déjà fait l'objet d'interdictions administratives de stade. Jeudi après-midi, après leur garde à vue entamée mercredi, sept d'entre eux avaient déjà été déférés et placés sous contrôle judiciaire. Celui-ci les interdit de stade d'ici leurs comparutions devant le tribunal correctionnel, le 27 février pour les Messins, le 5 mars pour les Nancéiens.

Un douzième suspect activement recherché

Ils sont poursuivis pour provocation à la haine ou à la violence dans un stade, destruction de biens dans un stade, utilisation de mobilier comme projectile et jet de projectile dans un stade, délits punis de un à trois ans d'emprisonnement, de 15 000 à 30 000 euros d'amende, et d'une interdiction judiciaire de stade pendant cinq ans.

Les suspects, parmi lesquels figurent des messins qui appartiennent à des associations de supporters ou appartenaient à un groupuscule dissous en 2008, ont globalement reconnu les faits tout en les minimisant, a ajouté M. Couilleau. Parmi les quatre Nancéiens, présentés comme «indépendants», trois appartiennent à une même fratrie. Un douzième suspect, qui ne s'est pas présenté à sa convocation au commissariat, est «activement recherché», selon le procureur.

(L'essentiel Online/AFP)

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