France: Opération «hors du commun» tentée ce mardi soir pour sortir le béluga de l’écluse

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FranceOpération «hors du commun» tentée ce mardi soir pour sortir le béluga de l’écluse

L’extraction du cétacé de la Seine devrait débuter vers 20h, l’animal devant ensuite être placé sous surveillance dans un bassin d’eau salée, avant un éventuel transfert en mer.

La piste de l’euthanasie écartée, l’option d’une extraction du béluga a été privilégiée lundi, au détriment de l’ouverture de l’écluse dans l’espoir qu’il remonte de lui-même le fleuve et retrouve les eaux de la Manche.

La piste de l’euthanasie écartée, l’option d’une extraction du béluga a été privilégiée lundi, au détriment de l’ouverture de l’écluse dans l’espoir qu’il remonte de lui-même le fleuve et retrouve les eaux de la Manche.

AFP

Une opération pour extraire le béluga, cétacé de quatre mètres et environ 800 kg qui se trouve, depuis vendredi, dans un bassin de la Seine à Saint-Pierre-La-Garenne (France), va être réalisée dans la soirée de mardi, a annoncé la préfecture de l’Eure, qui pilote l’opération pour sauver l’animal évoluant habituellement dans des eaux froides.

L’extraction devrait débuter à 20h et le transport du cétacé doit être réalisé par camion, vers une destination encore non précisée. La présence exceptionnelle de l’animal marin dans la Seine, à 70 km de Paris, suscite un vif intérêt, au-delà des frontières françaises, avec un afflux de dons de fondations, d’associations et de particuliers pour tenter de sauver le cétacé. Une membre de l’équipe du parc aquatique du Marineland d’Antibes, arrivée lundi soir sur les lieux, a indiqué que l’opération serait «hors du commun».

«Aujourd’hui est un grand jour pour ce béluga et pour toutes les personnes impliquées dans son sauvetage», a indiqué Sea Shepherd, l’ONG de défense des océans sur son site internet. «Il sera sorti de l’eau et acheminé vers un bassin d’eau salée, où il sera placé sous surveillance et bénéficiera de soins, en espérant que son mal soit curable. Il sera ensuite relâché en mer, avec on l’espère, les meilleures chances de survie.» Sea Shepherd a évoqué «un parcours d’obstacles» pour gérer une situation «encore très inédite en France et à laquelle personne n’est préparé».

Le remettre dans de l’eau de mer, une «priorité»

Les berges de la Seine «ne sont pas accessibles aux véhicules» à cet endroit et «tout doit être transporté à la main», a expliqué Isabelle Brasseur, du parc aquatique du Marineland. Pour la spécialiste, «la priorité est de le remettre dans l’eau de mer». En effet, les experts et les autorités s’accordaient à dire que sa présence, depuis vendredi soir, dans ce bassin d’environ 125 m sur 25, avec une eau fluviale stagnante et relativement chaude, ne pouvait être que provisoire.

«Il faut essayer de comprendre ce qu’il a», a dit Isabelle Brasseur. «Il peut y avoir des dégradations internes qui ne se voient pas», bien qu’il s’agisse de cétacés «extrêmement résistants». Interrogée sur la faisabilité d’une telle opération, en considérant la taille et la masse de l’animal, elle a fait valoir que le Marineland avait dans le passé assuré l’extraction et le transport d’animaux plus imposants, comme une orque née à Antibes et transporté vers les États-Unis.

«Il sera sorti de l’eau et acheminé vers un bassin d’eau salée, où il sera placé sous surveillance et bénéficiera de soins, en espérant que son mal soit curable.»

Sea Shepherd

La piste de l’euthanasie écartée, l’option d’une extraction de l’animal a été privilégiée lundi, au détriment de l’ouverture de l’écluse dans l’espoir qu’il remonte de lui-même le fleuve et retrouve les eaux de la Manche. «Ce serait une solution simple, mais il est à plus de 150 km de l’estuaire, doit passer encore une écluse, est dans une condition physique dégradée et avait jusqu’ici plutôt tendance à se diriger vers Paris que vers la mer», a argumenté Sea Shepherd.

(AFP)

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