Otages en Colombie: le président Uribe stoppe Chavez

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Otages en Colombie: le président Uribe stoppe Chavez

Plus de négociation pour le président vénézuélien qui rentre d’une visite en France. Son homologue colombien voit de l’ingérence dans sa manière de négocier la libération des otages.

L’espoir des familles des otages des Farc (forces rebelles colombiennes) en a pris un coup. Le président colombien Alvaro Uribe a brutalement mis fin à la médiation de son homologue vénézuélien Hugo Chavez sur un échange d'otages détenus par la guérilla des Farc (marxiste) contre 500 rebelles emprisonnés, invoquant une ingérence dans les affaires de l'Etat.

"Le président de la République (Uribe) considère comme terminées la facilitation de la sénatrice (colombienne) Piedad Cordoba et la médiation du président Hugo Chavez et les remercie pour leur aide", a annoncé mercredi dans la nuit un porte-parole de la présidence, lisant un bref communiqué.

Alvaro Uribe reproche dans ce communiqué au président Chavez d'avoir directement contacté au téléphone le commandant de l'armée colombienne, le général Mario Montoya, et de l'avoir interrogé sur les otages. Or, selon le texte du communiqué, M. Uribe aurait demandé au cours de sa dernière rencontre avec Chavez le 10 novembre à Santiago du Chili, au médiateur vénézuélien de ne pas prendre directement contact avec les hauts responsables de son administration notamment dans l'armée.

«Crachat»

Mme Marleny Orjuela, porte-parole des familles de militaires et de policiers otages, a qualifié jeudi dans une déclaration à la radio Caracol cette décision de "crachat" et de "triste jour pour les familles des séquestrés".

"Contacter directement le chef de l'armée colombienne est une grosse maladresse que Chavez est capable de faire mais, même si cela est vrai, la réaction extrême d'Uribe démontre un refus total de négocier avec les Farc", estime un diplomate européen qui a requis l'anonymat. Et en mettant fin à la médiation de M. Chavez, M. Uribe proclame qu'il est le seul décideur dans cette affaire d'otages.

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