Evasion fiscale – «Panama Papers»: le directeur de la CSSF cité

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Évasion fiscale«Panama Papers»: le directeur de la CSSF cité

LUXEMBOURG - Claude Marx, directeur général de la Commission de surveillance du secteur financier, aurait entretenu des liens avec Mossack Fonseca quand il travaillait pour HSBC.

Claude Marx a été nommé par Pierre Gramegna.

Claude Marx a été nommé par Pierre Gramegna.

Editpress/Skoenig

Claude Marx, 49 ans, est depuis le 5 février, le directeur général de la Commission de surveillance du secteur financier (CSSF). Cet ancien CEO de Lombard International Assurance (2012-2015) a remplacé Jean Guill, parti à la retraite. Mais c'est pour son poste de directeur-adjoint de HSBC Private Bank au Luxembourg entre 2000 et 2011 qu'il est aujourd'hui pointé du doigt par plusieurs médias.

Selon les documents analysés par des journalistes du consortium dans le cadre des Panama Papers, Claude Marx aurait supervisé la création de plusieurs dizaines de sociétés-écrans. Les médias belges, dont Le Soir, indiquent qu'il aurait même représenté HSBC comme actionnaire dans plusieurs de ces sociétés offshores - liquidées depuis.

Soutien du ministère

Contacté par L'essentiel, la CSSF a indiqué que Claude Marx ne ferait aucun commentaire concernant ces accusations. Du côté du ministère des Finances, on soutient le directeur de la CSSF, «nommé sur base de ses compétences, son honorabilité et son expérience dans le secteur financier (...) Il a clairement indiqué n’avoir jamais été actionnaire ou mandataire d’une structure offshore. Claude Marx s’est d’ailleurs fait un nom pour avoir été un des promoteurs de la charte ICMA (NDLR: qui prône davantage d'intégrité et de transparence afin de lutter notamment contre le blanchiment d'argent) au Luxembourg. Son engagement en faveur du respect des plus hauts standards dans la supervision du secteur financier ne fait pas le moindre doute».

Il y a quinze jours, la CSSF avait pressé les banques et institutions de la place financière luxembourgeoise de faire connaître toutes leurs activités off-shore en lien avec le Panama et d’autres paradis fiscaux.

(MC/L'essentiel)

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