Attentat de Manchester – «Papa, c'est vraiment dur, j'ai vu des enfants mourir»

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Attentat de Manchester«Papa, c'est vraiment dur, j'ai vu des enfants mourir»

De service lors de l'attentat du 22 mai 2017, une jeune infirmière en est ressortie traumatisée. La jeune femme, qui souffrait déjà de dépression, a mis fin à ses jours quelques semaines après.

Clara Malagon était de service, la nuit du 22 mai 2017, lorsqu'une attaque terroriste perpétrée à la fin d'un concert d'Ariana Grande a fait 22 morts, dont de nombreux enfants. La jeune infirmière de 22 ans, qui était en première ligne, a été confrontée à des images terribles, qui l'ont profondément marquée. Sept semaines après l'attaque, la Britannique a mis fin à ses jours en se pendant au balcon de son appartement.

Le rapport de l'enquête a été rendu cette semaine, après le témoignage poignant du père de la victime, un médecin espagnol. «C'était traumatisant pour elle. Je l'ai appelée et lui ai demandé si elle allait bien. Elle m'a répondu "ouais papa, c'est vraiment dur, j'ai vu des enfants mourir"», a raconté le Dr Ignacio Malagon au juge. Après cette nuit cauchemardesque, Clara a reçu un soutien psychologique et des médecins expérimentés ont débriefé avec elle. Si l'enquête a confirmé qu'il s'agissait bien d'un suicide, les raisons exactes de son passage à l'acte resteront un mystère, rapporte le Daily Star.

Aucun indice avant-coureur

Avant l'attentat de Manchester, Clara souffrait déjà d'épisodes dépressifs. En janvier 2017, elle avait d'ailleurs appelé son papa à l'aide lors d'une conversation via Internet. Inquiet, le médecin avait conseillé à sa fille d'aller consulter un spécialiste, ce qu'elle avait accepté de faire. «Quand elle se sentait stressée, elle le partageait avec moi et me parlait. Dans les semaines qui ont précédé sa mort, nous avons eu tellement de conversations», a témoigné son papa.

Dans la tablette et l'ordinateur de la jeune femme, les enquêteurs n'ont trouvé aucun indice laissant penser qu'elle était suicidaire. En concluant son rapport, le coroner a expliqué que Clara avait été «sous médicament pendant six ou sept mois, avant d'arrêter parce qu'elle semblait aller mieux». La dépression de l'infirmière serait cependant réapparue à la mi-juin 2017, soit trois ou quatre semaines après l'attentat de Manchester. «Cela a clairement eu un impact sur elle», a-t-il conclu.

(L'essentiel/joc)

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