Fiscalité dans l'UE – Paris et Berlin veulent relancer la taxe Tobin

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Fiscalité dans l'UEParis et Berlin veulent relancer la taxe Tobin

La France et l'Allemagne ont indiqué ce lundi qu'ils comptaient reprendre le projet de taxe européenne sur les transactions financières (TTF).

Onze pays de l'Union européenne ont émis le souhait d'instaurer un projet de taxe Tobin «à l'européenne». Le Luxembourg s'y oppose.

Onze pays de l'Union européenne ont émis le souhait d'instaurer un projet de taxe Tobin «à l'européenne». Le Luxembourg s'y oppose.

AFP

«C'est un projet que nous partageons. La coopération renforcée qui a aujourd'hui débuté a démarré avec une lettre commune de Wolfgang Schäuble et moi-même. Et Sigmar Gabriel (NDLR: vice-chancelier et ministre de l'Économie allemand) est aussi très engagé dans ce projet de taxe», a indiqué le ministre de l’Économie français, Pierre Moscovici, à l'issue d'un Conseil économique et financier franco-allemand. «Nous allons travailler ensemble pour que la France et l'Allemagne contribuent de façon positive à ce projet avec toujours une ambition» et «un réalisme qui permette à cette taxe d'être effective», a-t-il ajouté.

«Nous allons poursuivre nos efforts» tout en veillant à ce que nos performances financières ne soient pas compromises par cette taxe, a indiqué de son côté le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble. Sigmar Gabriel a estimé pour sa part que la TTF était «indispensable», car il était «difficile d'expliquer aux citoyens que les principaux responsables de la crise ne soient pas impliqués dans le remboursement de cette dette».

Onze pays de l'Union européenne, dont la France, l'Allemagne, l'Italie et l'Espagne ont émis le souhait d'instaurer un projet de taxe Tobin «à l'européenne», mais le projet a pris du retard faute d'accord sur ses contours. Pour rappel, le Royaume-Uni et le Luxembourg (qui s'y opposent) avaient déposé un recours devant la Cour de justice européenne en avril 2013, craignant que son application n'affecte les entreprises britanniques et la place financière de Londres.

(L'essentiel/AFP)

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