Pas d'accalmie en vue en Iran
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Pas d'accalmie en vue en Iran

L'issue de la crise née de la réélection contestée de Mahmoud Ahmadinejad restait incertaine lundi après un nouvel appel la veille de Mir Hossein Moussavi à poursuivre la contestation.

Nouvelle illustration des tensions politiques au sein du régime avec la confirmation de l'arrestation de cinq proches de l'ex-président Akbar Hachémi Rafsandjani. Un personnage influent accusé par le président Mahmoud Ahmadinejad de soutenir Mir Hossein Moussavi.

Téhéran avait connu dimanche une première journée de calme relatif après un déchaînement de violence la veille dans lequel au moins dix personnes ont été tuées et plus de 100 blessées, selon la télévision d'État. Cette dernière a mis en cause des "agents terroristes" non identifiés pour ces décès, qui portent à au moins 17 le nombre de morts à Téhéran en une semaine.

"Une participation entre 95% et 140%"

Des participants aux manifestations ont mis en cause une réaction disproportionnée des forces de sécurité avec l'usage de tirs à balles réelles. Des sources policières ont fait état de l'arrestation de 457 personnes dans les affrontements de samedi soir autour de la place Azadi, dans le centre de Téhéran, selon la radio d'État.

Le porte-parole du Conseil des Gardiens de la constitution, qui doit se prononcer d'ici mercredi sur les plaintes pour irrégularités déposées par les adversaires de M. Ahmadinejad, a affirmé qu'il y avait eu plus de votes que d'électeurs potentiels dans cinquante districts, sur les 366 que compte le pays.

Le candidat conservateur Mohsen Rezaï, arrivé troisième lors de la présidentielle du 12 juin, avait dénoncé des irrégularités, affirmant que dans "170 circonscriptions, la participation a atteint entre 95% et 140%". M. Moussavi, tout comme un troisième candidat, Mehdi Karoubi, contestent avec lui la régularité du scrutin.

lessentiel.lu avec AFP

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