Affaire Fillon – Pas de classement sans suite envisagé «en l'état»
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Affaire FillonPas de classement sans suite envisagé «en l'état»

La pression judiciaire s'accroît sur François Fillon: le parquet a écarté jeudi «en l'état» un classement sans suite de l'enquête sur les soupçons d'emplois fictifs.

Au cœur des investigations, les postes occupés par Penelope Fillon comme assistante parlementaire de son mari et de son suppléant. L'enquête porte également sur les activités de Penelope Fillon à «La Revue des deux mondes». Autre sujet d'investigations, les emplois d'assistants parlementaires de deux enfants du couple, Charles et Marie Fillon, auprès de leur père quand ce dernier était sénateur de 2005 à 2007.

Au cœur des investigations, les postes occupés par Penelope Fillon comme assistante parlementaire de son mari et de son suppléant. L'enquête porte également sur les activités de Penelope Fillon à «La Revue des deux mondes». Autre sujet d'investigations, les emplois d'assistants parlementaires de deux enfants du couple, Charles et Marie Fillon, auprès de leur père quand ce dernier était sénateur de 2005 à 2007.

AFP

Après avoir reçu un premier rapport des enquêteurs de l'office anti-corruption (oclciff), le procureur du parquet national financier, Eliane Houlette, a estimé que «les nombreux éléments déjà recueillis ne permettent pas d'envisager, en l'état, un classement sans suite de la procédure». La réplique de l'ancien Premier ministre, en nette baisse dans les sondages qui le placent désormais derrière Marine Le Pen et Emmanuel Macron, ne s'est pas fait attendre. «Il n'y a rien de nouveau, ni poursuite ni mise en examen», a-t-il déclaré au Figaro, critiquant un «acte de communication qui nourrit le feuilleton médiatique». «Je m'en remets donc désormais au seul jugement du suffrage universel», a-t-il ajouté.

Après les premières révélations du Canard Enchaîné, le candidat du parti Les Républicains avait indiqué qu'il renoncerait uniquement s'il était mis en examen, un engagement réitéré depuis. Après avoir écarté, à ce stade, tout classement sans suite, deux options restent ouvertes pour le parquet: citer directement des protagonistes devant un tribunal correctionnel ou ouvrir une information judiciaire en confiant la poursuite des investigations à des juges d'instruction, seuls habilités à placer un acteur du dossier sous le statut intermédiaire de témoin assisté ou à prononcer d'éventuelles mises en examen.

«Le parquet financier attend des éléments d'enquête complémentaires avant de se prononcer», a indiqué une source proche de l'enquête. «Une suspension des investigations en raison de la période électorale n'est pas envisagée à ce stade», a-t-elle ajouté. Une source proche du dossier estimait toutefois une mise en examen peu probable avant l'échéance électorale «compte tenu des délais extrêmement courts». D'autant que la justice a pour pratique de s'abstenir de prononcer des mises en examen de candidats avant une élection.

(L'essentiel/AFP)

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