Mariage pour tous – Pas de débat sur la pétition contre le mariage gay

Publié

Mariage pour tousPas de débat sur la pétition contre le mariage gay

LUXEMBOURG - La pétition numéro 343 a atteint les 4 500 signatures nécessaires à un débat à la Chambre... mais pas sur Internet. La Chambre des députés refuse donc de lui donner son aval.

La semaine prochaine, les députés voteront, a priori, en faveur du mariage et de l’adoption pour les couples homosexuels.

La semaine prochaine, les députés voteront, a priori, en faveur du mariage et de l’adoption pour les couples homosexuels.

Editpress

«Nous n'acceptons aucun reproche. Nous avons opté pour un système tout Internet. Les règles sont claires et nettes pour tout le monde», affirme Mars Di Bartolomeo, président de la Chambre des députés, contacté par L'essentiel. Traduction: la pétition électronique qui demande «l'abandon des projets de loi n° 6172 et n° 6568 ouvrant le mariage, l'adoption et la PMA aux couples de même sexe» ne donnera pas lieu à un débat public.

La Chambre des députés met donc fin au flou qui régnait autour de cette pétition depuis ce dimanche matin. En effet, alors que le texte n'avait recueilli que 3 188 signatures sur le site Internet de la Chambre, l'association Schutz fir d’Kand en revendiquait 4 751, dont 1 563 sous forme de signatures papier.

Selon Schutz fir d’Kand, le seuil de la pétition publique était atteint et «sa validité démocratique et juridique est incontestable». Le président de la Chambre des députés est d'un autre avis. La Commission des pétitions qui se réunit lundi matin, devrait d'ailleurs le suivre.

(FR/L'essentiel avec JW)

Que dit l'Église?

Vendredi, l'Église catholique a pris position sur la réforme de la loi sur le mariage. Sans soutenir ouvertement le mariage et l’adoption pour les couples homosexuels, elle s'oppose à «toute discrimination des homosexuels» tout en soulignant que les évolutions de loi doivent «être guidées par la protection du bien supérieur de l’enfant».

«Il revient à l’État de tenir compte des évolutions sociales dans la législation et de faire en sorte que les droits individuels soient garantis et que le bien commun soit préservé», peut-on lire dans ce communiqué.

Ton opinion