Luxembourg: Pas de gaspillage grâce aux Déifferdenger Pléckerten

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LuxembourgPas de gaspillage grâce aux Déifferdenger Pléckerten

DIFFERDANGE – Plutôt que de laisser les fruits pourrir, les Déifferdenger Pléckerten les cueillent. Une initiative anti-gaspi qui séduit les bénévoles.

par
Marion Mellinger
Les bénévoles peuvent emporter des fruits.

Les bénévoles peuvent emporter des fruits.

L'essentiel

Échelles, cueille-fruits télescopiques, grands sacs... Voilà les bénévoles parés pour cueillir les fruits sur le territoire de la commune de Differdange avant qu'ils ne pourrissent. Ils sont une trentaine d'habitués à participer à cette initiative anti-gaspillage, rejoints parfois par un groupe de réfugiés.

«C'est une bonne idée de ne pas laisser pourrir ces fruits. D'autant que nous n'avons pas tous la chance d'avoir des pommiers à la maison, explique Mariette, d'Oberkorn, une habituée de la cueillette. On travaille tous ensemble, on rencontre des personnes avec différentes cultures, c'est super».

«On sort, on fait quelque chose de nos mains»

Les Déifferdenger Pléckerten ont vu le jour l'an dernier dans le cadre d'un concours anti-gaspillage alimentaire organisé par le ministère de l'Agriculture. «On a décidé de poursuivre ce projet car on s'est rendu compte que les bénévoles sont très contents de participer à nos récoltes, pas seulement pour sauver des fruits, mais pour rencontrer d'autres gens, dit Carole Hesse, secrétaire de la commission sociale de la ville de Differdange. C'est multinational, intergénérationnel, il y a des échanges solidaires».

Pour Mustafa, ces cueillettes qu'il fait avec ses enfants et son frère permettent de «changer un peu. On sort, on fait quelque chose de nos mains. Même les enfants cueillent. Ils sont contents. On partage les fruits cueillis avec les voisins», raconte-t-il. Les bénévoles peuvent emporter une partie des fruits qu'ils ramassent. Ils sont aussi donnés à des maisons de jeunes, des écoles.

Et cela devrait durer car l'initiative est reconduite «l'an prochain et les suivants», assure Carole Hesse.

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