Santé au Luxembourg – Pas de viande avariée du Brésil dans nos assiettes
Publié

Santé au LuxembourgPas de viande avariée du Brésil dans nos assiettes

LUXEMBOURG - Le scandale de la viande avariée brésilienne ne devrait pas avoir de répercussions pour les consommateurs luxembourgeois.

Les importations de viande en provenance des entreprises mises en cause dans ce scandale économique et sanitaire sont bloquées depuis le 20 mars.

Les importations de viande en provenance des entreprises mises en cause dans ce scandale économique et sanitaire sont bloquées depuis le 20 mars.

AFP/Yasuyoshi Chiba

Alors qu’un vaste réseau de trafic de viande avariée a été mis au jour mi-mars au Brésil, le risque de voir débarquer de la viande brésilienne de mauvaise qualité au Luxembourg est faible, selon l’administration des Services vétérinaires, contactée par L’essentiel.

Le 20 mars, l’UE a en effet décidé d’interrompre les importations des entreprises mises en cause dans ce scandale économique et sanitaire. «Sur les 20 établissements potentiellement concernés par cette affaire, 4 étaient autorisés à exporter vers l’Union européenne», a expliqué à L’essentiel Félix Wildschutz, directeur de l’administration des Services vétérinaires.

Restent que certains lots de viande potentiellement avariée (bovine, porcine, ovine, caprine et volaille) ont été expédiés par bateau avant l’interdiction émise par l’UE, principalement en direction du port de Rotterdam (Pays-Bas) où s'effectue ensuite la répartition pays par pays. «Sur place, chaque marchandise est scrupuleusement vérifiée et réexpédiée vers le Brésil si elle provient d’un des quatre établissements listés par la Commission européenne», tient à rassurer Félix Wildchutz.

Viande «rafraîchie» grâce à des procédés illicites

Depuis la révélation de l'affaire, l'administration des Services vétérinaires a en outre analysé plusieurs produits distribués par des sociétés établies au Grand-Duché, afin de vérifier que la viande n'était pas «rafraîchie» par des procédés illicites. Ces analyses n'ont rien révélé d'anormal. «Le risque sanitaire est donc faible au Luxembourg», ajoute Félix Wildschutz. Contactées par L'essentiel, les enseignes Cactus, Delhaize et Primavera ont indiqué qu'elles ne commercialisaient aucune viande en provenance du Brésil.

De son côté, le gouvernement luxembourgeois a précisé que l'origine des viandes emballées devait obligatoirement figurer sur l'étiquette des produits en vente, «pour permettre au consommateur de choisir la viande en toute connaissance de cause». En 2016, le Luxembourg a importé environ 39 millions de tonnes de viande, dont 18 000 tonnes du Brésil (72% de volailles et 22% de bovins adultes et veaux), selon les chiffres communiqués par le Statec.

(pp/L'essentiel)

Ton opinion