Covid au Luxembourg – «Pas encore d'effet Omicron» dans les hôpitaux

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Covid au Luxembourg«Pas encore d'effet Omicron» dans les hôpitaux

LUXEMBOURG - Les hôpitaux ne sont à l'heure actuelle pas submergés par l'émergence du nouveau variant, avec l'absence de déprogrammations et un absentéisme pas trop important.

La ministre de la Santé Paulette Lenert (au centre) a fait le point sur la situation dans les hôpitaux, avec les responsables du secteur.

La ministre de la Santé Paulette Lenert (au centre) a fait le point sur la situation dans les hôpitaux, avec les responsables du secteur.

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Face à l'arrivée du variant Omicron, la situation dans les hôpitaux est «encore acceptable». C'est le constat que dresse ce vendredi, Jean-Paul Freichel, commissaire du gouvernement aux hôpitaux au sein du ministère de la Santé. «Nous n'avons pas enregistré de flambée de patients, que ce soit aux soins normaux ou aux soins intensifs, précise-t-il. Par conséquent, les hôpitaux ne doivent pas procéder à des déprogrammations d'interventions chirurgicales».

En parallèle, Jean-Paul Freichel admet que le taux d'absentéisme lié à la contamination des personnels augmente. «Mais c'est gérable pour l'instant», note-t-il. À titre d'exemple, une cinquantaine de salariés infectés par le Covid ne peuvent actuellement pas venir travailler au Centre Hospitalier de Luxembourg (CHL). «Il y en avait deux à trois plus lors de précédentes vagues», note Christophe Werer, médecin chef des soins intensifs au CHL.

«Avec Omicron, ça va plus vite que Delta»

Pour l'heure, les premiers malades Omicron sont arrivés aux soins normaux, mais pas encore aux soins intensifs, note Thérèse Staub, du Service national des maladies infectieuses. «Au CHL, quinze patients Covid sont aux soins normaux, dont la moitié sont touchés par le variant Omicron, illustre Christophe Werer. Ces derniers, qui sont âgés entre 55 et 70 ans, sont déjà sous oxygène».

Le médecin remarque à ce tire que les patients Omicron sont susceptibles d'être plus vite fixés sur leur sort que les patients Delta. «Avec le Delta, il faut attendre le 10e jour de l'hospitalisation pour voir si l'état du patient s'améliore ou se gâte. En ce qui concerne Omicron, j'ai l'impression que le développement de la maladie est plus rapide». Par ailleurs, le services des soins normaux du CHL compte actuellement davantage de non-vaccinés, selon le médecin chef. Quant aux soins intensifs, 80% des malades sont non vaccinés.

(Olivier Loyens/L'essentiel)

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