Santé au Luxembourg – Pas encore de dossiers médicaux électroniques
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Santé au LuxembourgPas encore de dossiers médicaux électroniques

LUXEMBOURG - Mardi,

la Patiente Vertriedung ASBL, qui garantit les droits des patients, a fait part de ses inquiétudes.

L'association Patiente Vertriedung défend les droits des patients.

L'association Patiente Vertriedung défend les droits des patients.

Le dossier de soins partagé (DSP) a été imaginé par l'agence eSanté pour permettre de regrouper et d'avoir accès en permanence à toutes les données médicales des patients. Il devait être mis en place en début d'année, mais la Commission nationale pour la protection des données (CNPD) n'a pas encore donné son autorisation.

«L'idée du DSP est bonne mais on demande qu'il y ait plus de transparence», explique Steve Ehmann, infirmier gradué et membre de la Patiente Vertriedung. En effet, s'il était mis en place tel quel, le dispositif poserait plusieurs problèmes. Tout d'abord, les secrétaires médicales n'auraient pas accès aux dossiers des patients car elles ne sont pas reconnues comme étant des professionnelles de santé. Le risque est que les médecins leur donnent leur propre code d'accès, et si un patient s'aperçoit que son dossier a été consulté alors que son médecin est en vacances par exemple, il peut devenir méfiant et décider de porter plainte pour consultation de ses données par un tiers.

Autre sujet d'inquiétude, le «masquage d'annonce» qui permet en théorie d'éviter au patient d'apprendre un mauvais pronostic en se connectant à son dossier, tel qu'un résultat positif au test du sida ou la détection d'un cancer. L'association demande à ce que ce masquage automatique disparaisse après un certain temps, car les patients ne devraient pas être obligés de constamment aller consulter pour connaître les résultats de la moindre analyse.

Emmanuelle Ravets

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