Pascal Delhommeau : «Il faut éviter de créer des groupes, rester une équipe»
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Pascal Delhommeau : «Il faut éviter de créer des groupes, rester une équipe»

À quatre jours du derby lorrain contre Nancy, Pascal Delhommeau, défenseur de l'équipe, évoque le début de saison difficile du FC Metz, dernier de Ligue 1, et son rôle de cadre au sein de la jeune équipe mosellane.

L’an passé, le FC Metz, a survolé la ligue 2. Qu’est-ce qui a changé?

On se pose des questions. L’an dernier on était solides derrière. On ne
prenait pas beaucoup de buts. Et devant, il nous arrivait de mettre le
ballon au fond sur des demi-occasions. Contre Strasbourg, cette saison,
(ndlr: défaite 2-1 le 5 octobre) on a eu de nombreuses opportunités sans
réussir à les concrétiser. On a rien changé depuis, cela ne peut venir que
de nous.

L’équipe tourne beaucoup depuis le début de saison est-ce perturbant pour
les joueurs?

On s’adapte, le coach cherche la meilleure formule. Et il faut dire qu’il
n’y a pas eu beaucoup de victoires pour nous stabiliser. Personnellement
j’ai été repositionné au milieu depuis quelques matches (ndlr: il est
habituellement défenseur). Je fais de mon mieux à ce poste du moment que
cela peut servir l’équipe.

La jeunesse de l’équipe est-elle handicapante?

Non, avoir un groupe jeune nous donne de l’enthousiasme.

Vous faites figure de cadre au sein de l’effectif. Comment communiquez-vous
votre expérience à vos coéquipiers?

J’ai déjà connu deux luttes contre la relégation avec Nantes. À chaque fois
nous nous étions sauvés à la dernière journée. Une année, notre situation
était assez similaire à celle que connaît Metz actuellement. Nous avions mal
démarré. Nous n’avions pas gagné en dix journées. Quand je joue au milieu,
j’essaie de replacer les autres milieux de terrain. Ici, l'ambiance est
bonne. On parle beaucoup. On s'est dit entre nous qu'il faut éviter de créer
des groupes, rester une équipe.

Vous accueillez Nancy, 2e de Ligue 1, samedi. Comment abordez-vous ce match
sachant que votre entraîneur joue certainement son avenir sur cette
rencontre?

Tous les matches sont décisifs, surtout dans notre position. C'est d'abord à
nous, joueurs, de nous donner à fond pour être plus efficaces. On sait bien
que quand les résultats ne sont pas là, c'est l'entraîneur qui paie. Mais
samedi ceux qui seront sur la pelouse se battront pour gagner. Il faudra
refaire le même début de match que contre Nice (ndlr: Metz avait dominé les
Azuréens jusqu’au but de Baky Koné sur une action anodine à la 10e minute)
et tenir ce rythme jusqu’à la fin de la rencontre. C’est un derby : il y
aura beaucoup de tension pendant et autour du match. Il faudra être à 200 %.

Un changement d’entraîneur pourrait-il provoquer un choc psychologique?

Je pense qu’il nous faudrait surtout une victoire. Battre Nancy nous
permettrait de démontrer que nous avons des ressources et de pouvoir
enchaîner.

Propos recueillis par Nicolas Martin.

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