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LuxFilmFest«Passer à autre chose, avec de la joie dans les salles»

LUXEMBOURG – La 12e édition du LuxFilmFest se tient du 3 au 13 mars. Alexis Juncosa, son directeur artistique, nous en parle.

par
Cédric Botzung
«Official Competition», avec Penélope Cruz, ouvrira le 12e Luxembourg City Film Festival, jeudi.

«Official Competition», avec Penélope Cruz, ouvrira le 12e Luxembourg City Film Festival, jeudi.

«L’essentiel»: Comment vous sentez-vous avant le lancement de cette 12e édition?

Alexis Juncosa (Directeur artistique): C’est toujours très sportif, il y a des hauts et des bas, de grosses tensions. Nous évoluons au gré des règles sanitaires, avec la distanciation. Mais nous sommes très satisfaits de la sélection.

Après l’édition hybride, le festival célèbre ses vraies retrouvailles avec le public.

Oui, nous retrouvons cette année le public et les invités. Ce sera la première fois depuis 2020, où l’édition était partie en trombe avant d’être stoppée en plein vol. Et l’an passé, nous étions le premier festival en Europe en présentiel.

Combien attendez-vous de spectateurs?

Nous n’avons pas fait d’estimation de la capacité maximale d’accueil, mais la tendance sur les différents festivals européens est une baisse de fréquentation de 30 à 40%. Notre objectif est d’avoir une édition la plus proche possible d’une édition normale.

Combien de films seront présentés cette année?

Nous aurons 118 films en tout. En compétition officielle, nous sommes passé de 10 à 8 films, c’est plus simple pour le jury.

Le secteur du cinéma a souffert avec la pandémie. Cela se ressent-il en terme d’offre de films?

Le nombre de films reste plus ou moins le même. Nous avons même dû voir encore plus de films, car les plateformes changent la donne. Il existe une incertitude à propos de la disponibilité des œuvres, avec un effet d’accordéon. La matière est là.

Quelle est la tendance de cette sélection?

Cette année, les œuvres sont plus joyeuses, comme le nouveau Quention Dupieux, «Incroyable mais vrai» ou notre film d’ouverture, «Official competition», qui est aussi une comédie. Nous voulons passer à autre chose, avec de la joie dans les salles. Nous avons également un nouveau label, «Outside the box», avec des propositions différentes. Il y a encore une grande diversité dans la sélection, et de beaux candidats aux Oscars.

Une majorité de réalisatrices sont présentes en compétition officielle. Un hasard ou une volonté?

Un peu des deux. On ne choisit pas un film de femme parce que c’est un film de femme. Nous sommes attentifs aux questions de parité depuis toujours dans la considération des œuvres. Nous traitons les œuvres de manière individuelle. Sur les trois derniers gros festivals, ce sont des réalisatrices qui ont gagné.

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