Climat au Luxembourg: Paul Galles visite «les éléments du monde de demain»

Publié

Climat au LuxembourgPaul Galles visite «les éléments du monde de demain»

RÉDANGE-SUR-ATTERT – Sur la route de la COP27, le député visite plusieurs projets verts, en commençant par l’Äerdschëff, à Rédange-sur-Attert.

par
Joseph Gaulier
1 / 9
Le député Paul Galles (au centre) a visité l'Äerdschëff, à Rédange-sur-Mess. Il a reçu les explications de Rodrigo Vergara (gauche) et Benjamin Klein (droite).

Le député Paul Galles (au centre) a visité l'Äerdschëff, à Rédange-sur-Mess. Il a reçu les explications de Rodrigo Vergara (gauche) et Benjamin Klein (droite).

Vincent Lescaut/L'essentiel

Vincent Lescaut/L'essentiel
Le bâtiment se veut «autarcique». Il n'est pas connecté aux réseaux d'alimentation en énergie et en eau.

Le bâtiment se veut «autarcique». Il n'est pas connecté aux réseaux d'alimentation en énergie et en eau.

Vincent Lescaut/L'essentiel

«Je ne veux pas arriver à la COP27 sans avoir recueilli des expériences, vu des projets et des gens engagés», explique Paul Galles. Le député CSV, missionné avec Jessie Thill (Déi Gréng) par la Chambre pour se rendre à Charm-el-Cheikh, où se tient le raout mondial sur le climat, visite plusieurs projets écologiques. Il a débuté par l’Äerdschëff de Redange-sur-Attert, avant d’en voir d’autres, au Luxembourg, en Alsace puis en Suisse, d’où il prendra l’avion.

Mardi, il a visité le site «autarcique», comme le décrivent Rodrigo Vergara et Benjamin Klein, les deux membres du projet qui ont assuré la visite. Ils ont montré le bâtiment bardé de panneaux solaires, produisant sa propre énergie et même son eau, grâce à un ingénieux système de récupération de l’eau de pluie. Celle-ci est filtrée, traitée et stérilisée grâce aux appareils qui donnent à une petite pièce une allure de machine infernale. L’eau consommée est réinjectée dans un circuit qui arrose les plantes.

«Le monde de demain»

L’alimentation est aussi prévue. «L’idée de l’Äerdschëff est de pouvoir vivre, manger, socialiser, se chauffer et assurer l’hygiène, dans un système le plus écologique possible», assure Rodrigo Vergara devant un Paul Galles très attentif, à l’écoute de toutes les explications techniques. «C’est incroyablement impressionnant, a réagi Paul Galles. Ils ont développé un concept qui répond à tous les besoins humains. Il y a des leçons à tirer pour tout le monde».

Ce genre d’expérience «doit nous permettre de savoir ce qui fonctionne ou pas, au niveau de la construction ou des matériaux», relève Benjamin Klein. «Les éléments pour le monde de demain sont déjà prêts. Il faut les voir et s’en inspirer», reprend le député. Celui qui s’apprête à partir pour la COP27 estime que «les hommes politiques sont conscients du problème environnemental». Mais il regrette que «les procédures soient longues», empêchant d’agir aussi vite qu’il le faudrait.

Jessie Thill vit «un rêve»

Ton opinion

0 commentaires