Technologies Internet – Pénurie d'adresses IP en Europe

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Technologies InternetPénurie d'adresses IP en Europe

La fédération allemande des hautes technologies Bitkom a jugé jeudi que la pénurie annoncée d'adresses internet était «particulièrement problématique pour l'Europe».

«L'Europe est en retard sur l'Asie et l'Amérique», s'est alarmé August-Wilhelm Scheer, président du Bitkom, la fédération allemande des hautes technologies.

«L'Europe est en retard sur l'Asie et l'Amérique», s'est alarmé August-Wilhelm Scheer, président du Bitkom, la fédération allemande des hautes technologies.

dpa

L'europe est en retard pour développer un nouveau standard d'adresses IP. «Il est à prévoir que fin 2011, il n'y aura plus d'adresses libres dans le format actuel, nommé IPv4» prévient August-Wilhelm Scheer, président du Bitkom, dans un communiqué. «Cela est particulièrement problématique pour l'Europe, car ici le passage au nouveau standard IPv6 ne progresse que péniblement».

Retard sur l'Amérique et l'Asie

«L'Europe est en retard sur l'Asie et l'Amérique», s'est alarmé M. Scheer. Une adresse IP (pour Internet Protocol) est une suite de nombres qui permet d'identifier tout appareil relié à internet. L'Icann, organisme chargé de réglementer les noms de domaine sur internet pour le monde entier, met déjà en garde contre la pénurie d'adresses IP et appelle les fournisseurs de service à adopter rapidement le nouveau standard, qui permettrait à «mille milliards de gens de disposer chacun de mille milliards d'adresses IP».

Une question de sécurité

Avec le standard actuel, le risque est que des appareils électroniques différents doivent partager la même adresse internet, avec pour effet, notamment, de rendre la navigation plus difficile. Alors que le système IPv4 permet de générer 4,3 milliards d'adresses différentes, le futur standard, reposant sur des combinaisons à 128 chiffres, pourrait en générer 340 sextillions (un sextillion est un chiffre suivi de 36 zéros).

Le Bitkom a appelé les fournisseurs d'accès en Allemagne à «s'attaquer d'urgence à ce problème», en soulignant que des connexions internet stables étaient aussi une question de sécurité à l'heure où les voitures, les maisons et même certains appareils médicaux (pacemakers) sont appelés à être reliés à la Toile.

L'essentiel Online avec AFP

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