Grève en France – Pénurie dans 66 stations-service en Moselle
Publié

Grève en FrancePénurie dans 66 stations-service en Moselle

Alors que près d’un tiers des stations-service en France sont «en attente d'approvisionnement», près de la moitié des pompes mosellanes connaissent une pénurie totale ou partielle.

Le patronat s'inquiète des répercussions de la pénurie sur les entreprises françaises. (AFP)

Le patronat s'inquiète des répercussions de la pénurie sur les entreprises françaises. (AFP)

Le ministre de l'Écologie et de l'Énergie, Jean-Louis Borloo, a annoncé mardi qu'un «peu moins de 4 000 stations-service» étaient «en attente d'approvisionnement» sur 12 500 en France, sans préciser si ces stations étaient déjà en pénurie ou menacées de l'être. En Moselle, la préfecture a annoncé que 66 stations-service sur les 147 du département étaient en pénurie totale ou partielle. En Meurthe-et-Moselle, ce sont près de 60% des établissements qui ont des problèmes d’approvisionnement, la plupart dans le sud, autour de Nancy et quelques unes dans le nord dont huit à Briey.

Le nord-ouest de la France est particulièrement touchés. La situation ne semblait pas s'améliorer mardi, journée de mobilisation nationale contre la réforme gouvernementale. Selon l'Union des importateurs indépendants pétroliers (UIP), l'approvisionnement en carburant restait «difficile» dans les grandes surfaces qui comptent à elles seules plus d'un millier de stations-service fermées. Pour compenser le mouvement, la France a commencé à puiser dans ses stocks stratégiques. «La France a l'obligation d'avoir 90 jours d'importations en réserve» de pétrole, et le pays en avait 98 jours au début du mois, a indiqué Aad van Bohemen, chef de la divion des politiques d'urgence à l'Agence internationale de l'Energie (AIE).

Risque de paralysie de l’économie

Sur ces stocks, 60 jours sont contrôlés par une société publique et n'ont pas été affectés par la crise. En revanche, le gouvernement français a autorisé l'industrie à utiliser une partie des 30 jours de stocks qui sont sous le contrôle des compagnies pétrolières, a-t-il précisé. Les stocks stratégiques de la France pourraient donc tomber sous le seuil des 90 jours cette semaine. Dans un contexte proche de la pénurie, les transporteurs routiers commencent à craindre pour leur activité. «La fin de semaine va être très difficile», a ainsi averti le délégué général de la Fédération nationale des transports routiers (FNTR) Jean-Paul Deneuville, demandant au gouvernement de «débloquer les dépôts».

Selon la principale fédération des transporteurs routiers français, 90 des 250 pompes dédiées aux routiers étaient à sec lundi soir. Certaines entreprises, qui n'ont pas de cuve de gasoil, «ne peuvent déjà plus transporter» des marchandises, a assuré de son côté l'OTRE, organisation patronale représentant les TPE et PME du secteur. «Sans camions», a insisté Jean-Paul Deneuville, «il y a un risque de paralysie de l'économie».

L'essentiel Onlince avec AFP

Ton opinion