Santé au Luxembourg – Pénurie de médicaments en cas de Brexit «dur»

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Santé au LuxembourgPénurie de médicaments en cas de Brexit «dur»

LUXEMBOURG - Le Grand-Duché se prépare à devoir éventuellement faire face à des indisponibilités de certains médicaments, en cas de Brexit sans accord.

3 000 médicaments sont actuellement fabriqués au Royaume-Uni et distribués en Europe, mais il est difficile de dire combien sont commercialisés au Luxembourg.

3 000 médicaments sont actuellement fabriqués au Royaume-Uni et distribués en Europe, mais il est difficile de dire combien sont commercialisés au Luxembourg.

Editpress/Julien Garroy

Depuis quelque temps de nombreux secteurs économiques mettent en garde contre les conséquences d'un Brexit dur, c'est à dire un divorce sans accord entre le Royaume-Uni et l'Union européenne. Parmi eux le domaine de la santé et plus particulièrement des médicaments. Le vote des Britanniques en faveur de la sortie de l'Union européenne a d'ores et déjà précipité le déménagement de l'Agence européenne des médicaments, qui a quitté Londres pour Amsterdam en mars. Mais c'est bien tout le marché européen des médicaments qui pourrait être impacté dans les mois à venir.

«Le Luxembourg, étant donné la particularité de sa chaîne d'approvisionnement du marché en produits pharmaceutiques, sera confronté à un risque potentiel de pénurie de certains médicaments impactés par le Brexit dur», glisse ce vendredi le ministre de la Santé, Étienne Schneider. 3 000 médicaments sont actuellement fabriqués au Royaume-Uni et distribués en Europe, mais il est difficile de dire combien sont commercialisés au Luxembourg.

Une information au public «courant septembre»

La pénurie post-Brexit pourrait concerner les médicaments non-conformes aux règles européennes ou dont la mise en conformité par les laboratoires, eux-mêmes soumis à un transfert d'activité, tarderait à être effective. Là encore, Étienne Schneider ne s'essaye pas à en évaluer le nombre, «un exercice très laborieux». Reste que le risque de rupture est réel et que certains de ces produits ne disposent pas, à ce jour, d'alternatives thérapeutiques sur le marché luxembourgeois. «Une réflexion poussée pourrait être menée en la matière, au début de l'automne», développe le ministre.

«Les autorités luxembourgeoises collaborent étroitement avec l'Agence européenne des médicaments et les autres États membres afin d'anticiper les ruptures d'approvisionnement», répond encore Étienne Schneider, précisant qu'en la matière, le Luxembourg est intimement lié aux difficultés que pourraient rencontrer ses voisins français, belges et allemands. Les professionnels de santé ont déjà été informés de toutes ces options et les habitants le seront «au courant du mois de septembre», si le calendrier du Brexit n'évolue pas entre-temps.

Rappelons qu'une sortie de l’Union européenne du Royaume-Uni peut intervenir à tout moment, d'ici la date butoir du 31 octobre 2019.

(nc/L'essentiel)

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