Pep's: «"Liberta" ne sera pas mon boulet»

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Pep's: «"Liberta" ne sera pas mon boulet»

Le chanteur Pep's, un doux rêveur qui, aux lauriers, préfère le beret du Che.

L'essentiel: Votre album s'appelle «Utopies dans le décor». Ne cache-t-il pas un côté plutôt pessimiste qui, du coup, trancherait avec vos paroles?

Pep's: Par le titre, je veux juste montrer qu'on a beau rêver, il y a des réalités qu'on ne pourra pas changer. Cela ne veut pas dire qu'il faille pour autant prendre un air résigné.

Mais tout ce côté ensoleillé n'est-il pas une façade?

Non, du tout, parce que je pense sérieusement que chacun de nous doit contribuer à ce que le monde devienne meilleur. Maintenant, le côté contestataire se ressentira davantage sur le prochain album. «Liberta» ne sera pas mon boulet. Sans façon. Je suis issu d'une famille de militants.

N'avez-vous pas peur de mélanger musique et politique à travers vos revendications?

Mais je ne parle pas de politique. Mon discours est humain. Avec mon gropupe, on s'engage pour diverses causes, comme le Sidaction, par exemple. C'est très important d'utiliser le peu de notoriété que vous pouvez avoir pour mobiliser et interpeller des gens sur des causes qui, au final, nous concernent tous.

Vous dites d'ailleurs que votre souhait plus tard serait de monter une fondation...

Oui, dans l'idéal. J'aimerais bien réaliser des projets toujours liés à la musique où par exemple les entrées des concerts serviraient à exaucer les derniers vœux de gens malades. On l'a déjà fait. Pourquoi pas s'investir à fond dedans?

Vous vous dites proches de vos racines.Pourtant, quand un succès aussi fracassant que celui de «Libertad» vous tombe dessus, n'est-ce pas quelque part assez déroutant?

Ça peut l'être. C'est vrai que, même avec les potes, on se voit moins. Je suis moins accessible, mais si en soi on a une base stable et des valeurs, on sait gérer un succès même aussi gros que «Liberta» (rires).

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