Réfugiés à Pétange – «Peut-on vivre comme ça pendant 5 mois?»
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Réfugiés à Pétange«Peut-on vivre comme ça pendant 5 mois?»

PÉTANGE - Les 70 demandeurs d’asile ont pris leurs quartiers dans les conteneurs à Pétange, lundi après-midi, et dénoncent des conditions de vie difficiles.

Les demandeurs d'asile regrettent déjà le foyer de la Croix-Rouge à Luxembourg-Ville. (Photo «L'essentiel»).

Les demandeurs d'asile regrettent déjà le foyer de la Croix-Rouge à Luxembourg-Ville. (Photo «L'essentiel»).

L’installation de 70 demandeurs d’asile principalement venus de Serbie, de Macédoine et du Monténégro près de l’école élémentaire de Pétange a provoqué des remous. Mais si les parents sont mécontents de cette situation, les principaux intéressés eux non plus ne sont guère satisfaits de leurs nouvelles conditions de vie. «C’est une catastrophe ici», confie Larnora. Cette jeune Macédonienne a quitté son pays il y a deux mois. «20 personnes ont été logées dans une seule chambre». Sanida, une Monténégrine, est inquiète: «Mon bébé est malade, il doit aller chez le médecin et il fait froid ici».

Alors que les températures se sont rafraîchies, le chauffage ne fonctionne pas et les coupures d’électricité sont fréquentes depuis lundi après-midi et leur emménagement. Des techniciens étaient à pied d’œuvre ce mardi matin pour résoudre les problèmes.

«C’était beaucoup mieux là-bas»

Ils sont nombreux à regretter leur ancien toit, à Luxembourg-Ville au foyer Don Bosco de la Croix-Rouge. «C’est le jour et la nuit entre les deux, c’était beaucoup mieux là-bas», soupire Sanida. Toutes les mères s’inquiètent du fait que tous leurs enfants ne puissent pas aller à l’école. «Pour l’instant, seuls les tout-petits peuvent y aller, les plus grands restent ici», explique Sadia. Si elle était restée au Monténégro, son fils de 16 ans, Aylan, aurait dû finir l’école en janvier. Pour le moment, il va rester toute la journée dans le conteneur.

Et quand leur situation va-t-elle évoluer? «On nous a dit qu’il fallait qu’on reste ici cinq mois mais peut-on vivre comme ça pendant cinq mois?» s’énerve Sanida. Impossible de constater leurs véritables conditions de vie, le gardien chargé de la sécurité de l’endroit barre soigneusement l’entrée des conteneurs.

(if/L'essentiel Online)

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