Plan de relance – Pierre Gramegna salue le plan franco-allemand

Publié

Plan de relancePierre Gramegna salue le plan franco-allemand

LUXEMBOURG – Le ministre luxembourgeois des Finances espère un accord global au niveau européen sur un plan de relance à 500 milliards d'euros.

Pierre Gramegna soutient l'initiative d'Angela Merkel et d'Emmanuel Macron.

Pierre Gramegna soutient l'initiative d'Angela Merkel et d'Emmanuel Macron.

AFP/Emmanuel Dunand

Le plan de relance annoncé lundi par la chancelière allemande Angela Merkel et le président français Emmanuel Macron n’est pas passé inaperçu. Il a fait réagir de nombreux responsables politiques européens, dont Pierre Gramegna (DP), ministre luxembourgeois des Finances. «Je salue vivement la contribution importante de la France et de l’Allemagne, en vue de la mise en place d’un Fonds de relance européen», a-t-il indiqué à L’essentiel, via son cabinet. Il espère que les sommes serviront à «atténuer les conséquences de la crise actuelle» et à financer un «green deal»

Le plan franco-allemand prévoit 500 milliards d’euros pour aider l’UE à surmonter la crise, qui s’ajoutent aux 540 milliards validés par l’Eurogroupe. La grande nouveauté est la forme, puisque pour la première fois, une sorte de mutualisation des dettes a été instaurée. Le plan sera en effet financé par des emprunts de la Commission européenne sur les marchés, répartis entre les États membres en fonction des besoins et remboursés de manière globale, pas spécialement par les pays bénéficiaires. Ce qui reviendra à faire supporter la plus grande partie du coût par les pays les plus riches.

Reste à convaincre les 27 membres de l’UE d’accepter la proposition de Merkel et Macron. Rien ne sera simple, tant l’antagonisme semble important entre les pays habituellement réfractaires à la mutualisation des dettes, comme l’Autriche et les Pays-Bas, et ses défenseurs, comme l’Italie et l’Espagne. «Le Luxembourg soutient pleinement l’initiative conjointe de ses pays voisins, qui donnera l’impulsion nécessaire à l’Europe pour parvenir rapidement à un accord plus global», espère Pierre Gramegna.

(jg/L'essentiel)

Ton opinion