Afrique du Sud – Pistorius bientôt fixé sur sa peine pour meurtre

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Afrique du SudPistorius bientôt fixé sur sa peine pour meurtre

Le champion paralympique attend le prononcé de sa peine, ce mercredi matin, à Pretoria. En première instance, il avait été condamné à 5 ans de prison.

Debout sur ses moignons nus devant sa juge, Oscar Pistorius a tenté le 15 juin dernier d'émouvoir la Cour.

Debout sur ses moignons nus devant sa juge, Oscar Pistorius a tenté le 15 juin dernier d'émouvoir la Cour.

AFP/Alon Skuy

Le sprinter sud-africain Oscar Pistorius, amputé des deux jambes et ancien héros des stades, pourrait retourner derrière les barreaux, mercredi, dans la foulée du prononcé de sa peine pour le meurtre de sa petite amie en 2013. Le sextuple champion paralympique, entré dans la légende en s'alignant avec les valides aux Jeux olympiques de Londres de 2012, est actuellement assigné à résidence chez son oncle, à Pretoria, après avoir passé un an en prison.

Il continue de purger, dans cette vaste demeure, ses cinq ans de prison pour «homicide involontaire», sa condamnation en première instance. Mais en appel, la justice a requalifié le crime en meurtre, passible d'au moins 15 ans de prison. Mercredi matin, la sentence tombera dans cette saga judiciaire qui tient en haleine les médias du monde entier depuis trois ans.

L'accusation réclame au moins 15 ans de détention

Et pour cause, l'affaire contient des ingrédients hors du commun: un coupable, coureur handicapé mythique, une victime top model, Reeva Steenkamp, abattue de quatre balles, et un drame commis la nuit de la Saint-Valentin. Le destin de Pistorius, 29 ans, est une nouvelle fois entre les mains de la juge Thokozile Masipa, très critiquée par le milieu judiciaire et l'opinion pour son verdict «laxiste» en première instance.

En appel, l'accusation a réclamé au moins 15 ans de détention. Appelé par le parquet à la barre en juin, le père de la victime, Barry Steenkamp, tremblant et en pleurs, a demandé que Pistorius «paie pour son crime», estimant qu'il avait tiré après une dispute.

La défense a aussi joué la carte de l'émotion: l'ancien athlète a retiré ses prothèses et marché d'un pas hésitant, tête baissée, sur ses moignons dans une salle du tribunal comble, pour témoigner de sa vulnérabilité et tenter d'amadouer la magistrate.

(L'essentiel/nxp/afp)

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