Formé au Luxembourg – Pjanic aurait pu jouer pour l'équipe de France

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Formé au LuxembourgPjanic aurait pu jouer pour l'équipe de France

SCHIFFLANGE - Le milieu de terrain du FC Barcelone, Miralem Pjanic, a reconnu qu'il avait été approché par la France, mais qu'il devait jouer pour son pays, la Bosnie.

Miralem Pjanic ne se voyait pas défendre d'autres couleurs que celles de la Bosnie.

Miralem Pjanic ne se voyait pas défendre d'autres couleurs que celles de la Bosnie.

Dans un entretien accordé à Canal + et diffusé ce dimanche, dans l'émission «Canal Football Club», Miralem Pjanic a notamment confirmé qu'il aurait pu porter le maillot des Bleus. «Tu es Bosnien, tu as grandi au Luxembourg et tu aurais pu jouer pour l'équipe de France?», lui demande le journaliste de Canal +. Et le milieu de terrain passé par Metz, Lyon, la Roma, la Juventus et Barcelone, depuis cet été, de confirmer: «Oui, j'aurais pu jouer pour l'équipe de France».

Et de rappeler que des contacts ont eu lieu entre lui et Raymond Domenech au moment où il a été transféré du FC Metz à l'Olympique Lyonnais en 2008. «Mais une dizaine de jours avant, j'avais dit que "mon rêve à moi, c'était la Bosnie"», rappelle-t-il. «Les (les Bosniens) voir aussi fanatiques, pour moi qui aime le football, de voir ces supporters comme ça, le stade qui explose, pour moi, je devais être sur ce terrain-là, pour mon pays, là. Quand Domenech m'a appelé, j'avais déjà pris ma décision. Je l'ai remercié, mais encore une fois, je voulais être logique et réaliste. Pour moi, à ce moment-là, l'équipe de France, c'était trop haut... J'aurais eu mal au cœur que toute la Bosnie me regarde gagner avec l'équipe de France. J'aurais pu, mais pour moi, je suis Bosnien».

«Quand tu repenses au bébé «Mire» que son père prend avec lui et toute sa famille pour quitter la guerre en Bosnie, qu'est-ce que tu dis?», lui a également demandé le journaliste de Canal+? «Chemin compliqué, de la chance, de la fierté surtout», lui répond Miralem Pjanic, qui a pu grandir dans la foulée au Luxembourg, du côté de Schifflange. «Je suis fier pour mes parents surtout. Je suis fier d'où ils sont partis. Ils sont partis avec moi et deux sachets d'un pays qui allait entrer en guerre. Et aujourd'hui, ils ont leur enfant qui est peut-être dans le plus grand club au monde (le FC Barcelone). Moi, je suis fier surtout pour eux et je le fais pour eux».

(fl/L'essentiel )

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