Tempête de neige – Pluie de critiques contre le maire de New York

Publié

Tempête de neigePluie de critiques contre le maire de New York

Les critiques pleuvaient mercredi contre les pouvoirs municipaux à New York après le passage d'une sévère tempête de neige.

Le maire Michael Bloomberg est accusé de mauvaise gestion de la crise et tenu pour responsable de la paralysie de la ville. Dans les médias ou les blogs, de nombreux citadins rappelaient les coupes sombres subies par les services municipaux. Ils ont perdu 400 postes ces dernières années et des centaines de nouvelles suppressions d'emplois sont prévues. Beaucoup accusaient le maire de ne faire déblayer que Manhattan et les quartiers touristiques de Times Square ou de Broadway avant la fin de l'année.

«C'est un maire qui se targue de ses compétences de dirigeant. Si on devait noter sa réponse à la tempête, il aurait un zéro pointé», s'est indigné Ruben Diaz, président de la subdivision municipale du Bronx. «Bloomberg veut être candidat à la présidence alors qu'il n'est même pas capable de dégager les rues du Bronx».

Une réponse de la ville «inacceptable»

«La réponse (de New York) a été inacceptable», a déclaré à la presse Christine Quinn, présidente du conseil municipal, qui a décidé de convoquer une session spéciale sur la question.

«Nous entendons de toute part des plaintes de gens qui n'avaient toujours pas vu passer de chasse-neige ou de pelleteuse l'après-midi du lendemain (de la tempête). Cette absence d'intervention est la pire dont je puisse me souvenir», a-t-elle ajouté.

Rues bloquées

La tempête de neige, une des plus sévères qu'ait jamais connues New York, a commencé dimanche et a duré un peu plus de 24 heures. Elle a laissé lundi soir une ville recouverte de plus d'un demi-mètre de neige.

Le nettoyage a alors commencé, mais des pans entiers de New York, notamment à Brooklyn (sud-est), au Queens (est) ou dans le Bronx (nord), n'avaient toujours pas vu de chasse-neige mardi soir. Et des rues sont restées impraticables et bloquées par les congères ou des véhicules immobilisés au milieu de la chaussée.

Le maire Michael Bloomberg a tenu une conférence de presse pour justifier le travail des secours. «La situation est mauvaise, personne ne dit que c'est facile, mais nous faisons tout ce qui est possible», a-t-il assuré.

L'essentiel Online/AFP

Ton opinion