Au Luxembourg: Plus de 2 000 personnes ont un grave problème de drogue
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Au LuxembourgPlus de 2 000 personnes ont un grave problème de drogue

LUXEMBOURG - 2 160 personnes présentent un usage à haut risque de drogues d’origine illicite au Luxembourg.

Si la consommation reste en général ponctuelle, certains comportements peuvent présenter des risques.

Si la consommation reste en général ponctuelle, certains comportements peuvent présenter des risques.

Le cannabis reste la drogue la plus consommée au niveau national, indique le rapport RELIS 2021 sur l’état du phénomène des drogues et des toxicomanies publié mercredi. Près d'un tiers des 15-34 ans (32,7%)des 15-34 ans indiquaient y avoir goûté au cours de leur vie en 2019, un chiffre en très légère hausse par rapport à 2014 (31,5%). Les hommes sont un peu plus enclins à tenter l'expérience (38,1%) que les femmes (29,5%).

Dans cette tranche d'âge, viennent ensuite loin derrière le cannabis, l'ecstasy (2,8%), la cocaïne (2,7%), les champignons (1,6%) et le LSD (1%).

30 ans de moyenne d'âge

Si la consommation reste en général ponctuelle, certains comportements peuvent présenter des risques. Selon le rapport, 2 160 personnes présentent un usage à haut risque de drogues d’origine illicite, soit 5,06 usagers pour 1 000 habitants âgés de 15 à 64 ans. C'est presque moitié moins qu'en 2000 (9), ce taux «figurait alors parmi les plus élevés au sein de l’Union européenne», selon le ministère de la Santé.

Ces usagers sont en ultramajorité des hommes (79,8% en 2020) et avaient en moyenne 37 ans en 2020 (contre 35 en 2019). Souvent dans une situation précaire: seule la moitié avait une résidence stable et 57% étaient professionnellement inactifs. À noter que près des deux tiers de ces usagers sont nés au Luxembourg.

Six overdoses mortelles

Les opioïdes restent les drogues les plus répandues dans cette population mais dans les salles de shoot gérées par l'Abrigado, l'héroïne est en perte de vitesse au profit de la consommation de cocaïne et de la polytoxicomanie. Le ministère souligne que dans les salles dédiées, l'usage par inhalation «gagne toujours du terrain sur l'usage par injection», un mode de consommation à moindre risque, contribuant ainsi notamment à une réduction du risque de surdoses et de la transmission de certaines maladies infectieuses.

En 2020, six personnes sont mortes d'overdose contre 26 en 2000, s'est félicité le ministère. De même, on dénombrait quatre nouveaux cas d’infection au VIH contre encore 21 cas en 2016.

(mc)

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