Guerre en Syrie – Plus de 4 000 morts en moins d'un mois

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Guerre en SyriePlus de 4 000 morts en moins d'un mois

Au moins 16 personnes sont mortes dans le bombardement par l'armée régulière de deux immeubles dans l'est de la Syrie vendredi. Au total plus de 4000 personnes sont mortes depuis début août.

Au moins seize personnes, dont huit femmes, ont été tuées vendredi dans le bombardement de deux immeubles dans l'est de la Syrie, a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). «Seize personnes, dont huit femmes, ont été tuées dans le bombardement par l'aviation et par l'artillerie de deux immeubles résidentiels, dont l'un s'est complètement effondré à Mayadine» dans l'est de la Syrie, a affirmé cette ONG qui se base sur un large réseau de témoins et de militants.

«Sept personnes sont encore sous les décombres, probablement mortes, et des dizaines d'autres ont été blessées», dans cette localité de 55 000 habitants située sur l'Euphrate à 420 km à l'est de Damas, a ajouté l'ONG. Depuis le début il y a 17 mois de la révolte devenue conflit armé généralisé, près de 25 000 personnes ont perdu la vie dans des violences, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Août, mois le plus meurtrier

Au moins 4 000 personnes ont péri et quelque 200 corps non identifiés ont été retrouvés en Syrie depuis début août. Ce bilan fait de ce mois le plus meurtrier depuis le début en mars 2011 de la révolte en Syrie, a affirmé vendredi l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

«Avant même sa fin, août est le mois le plus meurtrier avec la mort de plus de 3000 civils armés ou non, de 918 soldats et de 38 déserteurs», a déclaré Rami Abdel Rahmane, président de l'OSDH. La Syrie est en proie depuis 17 mois à une révolte populaire qui s'est militarisée face à la répression, l'opposition armée regroupant désormais des déserteurs ainsi que des civils ayant pris les armes.

Les découvertes macabres se multiplient

«À ce bilan, s'ajoutent plus de 200 corps qui ont été enterrés sans qu'on puisse les identifier», a indiqué le chef de cette ONG qui se base sur un large réseau de témoins et de militants. Depuis des semaines, les découvertes macabres se multiplient en Syrie, de nombreux cadavres de personnes, souvent exécutées sommairement, étant régulièrement retrouvés, notamment à Alep et à Damas, les deux plus grandes villes du pays.

«À Damas, on a pu prouver que des corps appartenaient à des combattants (insurgés), à des militants ou à leurs proches», a expliqué M. Abdel Rahmane. Mais à Alep, où régime et rébellion se livrent une bataille cruciale, «le conflit prend des allures de guerre civile car il y a des clans pro-régime qui se battent contre des rebelles», a-t-il poursuivi.

(L'essentiel Online/AFP)

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