Débat à la Chambre – Plus de prévention autour de la maladie de Lyme

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Débat à la ChambrePlus de prévention autour de la maladie de Lyme

LUXEMBOURG - Suite au débat public début février, les commissions de la Santé et de la Sécurité sociale ont eu un échange de vues sur la maladie de Lyme.

Scientifique reconnue au Luxembourg, la maladie de Lyme reste assez peu déclarée.

Scientifique reconnue au Luxembourg, la maladie de Lyme reste assez peu déclarée.

Sous-détectée dans plusieurs pays, la maladie de Lyme est une maladie très difficile à dépister au Luxembourg également, causée par la morsure de certaines tiques. Tania Silva, touchée par la maladie et à l'origine d'une pétition qui avait recueilli près de 8 000 signatures, semble avoir touché les députés en exposant sa situation devant les commissions de la Santé et de la Sécurité sociale lors d'un débat public en février.

«Vos exemples ont montré les parcours de souffrance et les difficultés autour de cette maladie», avouait le ministre de la Sécurité sociale, Romain Schneider (LSAP). D'autant plus que de nombreux faux positifs et faux négatifs faussent en général les dépistages. De plus, «les TTL (examens sanguins) ne sont pas faits au Luxembourg car les échantillons sont envoyés à l'étranger», expliquait Martine Mergen, députée LSAP. Reconnue au Luxembourg, la maladie est rarement déclarée par les médecins.

16% des tiques

En réponse, la ministre de la Santé, Lydia Mutsch (LSAP), avait donc annoncé une campagne d’information et de sensibilisation autour de cette maladie. Une brochure sera rééditée avant le printemps et la recrudescence des tiques. Le gouvernement veut notamment améliorer la prévention du côté de l'Éducation nationale mais aussi en plaçant «des panneaux dans les forêts». Des propositions que les pétitionnaires avaient notamment évoquées et qui ont été confirmés mardi.

Enfin, le Luxembourg Institute of Health travaille sur «un projet de recherche financé par le ministère de la Recherche, sur la borréliose de Lyme, avec l'idée de mieux informer, de récolter des données fiables sur la maladie, et dans l'optique de développer des tests de diagnostics plus performants et stables». Un vaccin pourrait ainsi être proposé à court terme: «Le LIH élabore un vaccin spécifique contre les tiques, a expliqué la présidente de la commission sur la Santé Cécile Hemmen à L'essentiel. Les résultats de la faisabilité nous parviendront approximativement d'ici deux ans». Il n'existe pour l'instant «pas de vaccin contre la borréliose proprement dite».

Lydia Mutsch a annoncé que seul 16% des tiques au Luxembourg seraient porteurs de la bactérie et que seuls de rares cas deviennent chroniques. En effet, la plupart du temps, confirme le député et médecin Edy Mertens (DP), un traitement par antibiotique soigne le patient.

(JV/L'essentiel)

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