Au Luxembourg – Policier, son métier a évolué depuis le confinement

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Au LuxembourgPolicier, son métier a évolué depuis le confinement

LUXEMBOURG - Tim*, jeune policier actif dans le sud du pays, est au front dans la lutte contre l'épidémie, et veille à faire respecter le confinement. Il raconte.

«On garde nos distances le plus possible, on évite d’entrer chez les gens. Mais parfois il le faut», raconte Tim.

«On garde nos distances le plus possible, on évite d’entrer chez les gens. Mais parfois il le faut», raconte Tim.

État de crise, confinement, commerces bouclés, rassemblements interdits: Tim n’a pas 25 ans mais il se retrouve, avec ses collègues de la police, au front dans la lutte contre l’épidémie. «Je n’ai pas peur du virus pour moi, je crains surtout de le transmettre à ma mère, à mes grands-parents. J’ai arrêté de les voir», avoue-t-il.

Les équipes sont désormais fixes pour limiter les risques. «Nous, on ne peut pas faire de télétravail. On a des masques si besoin, du désinfectant dans la voiture. On garde nos distances le plus possible, on évite d’entrer chez les gens. Mais parfois il le faut. On conserve notre mission». Les policiers non plus, ne subissent pas de tests systématiques. «Uniquement en cas de symptômes et alors on se met en quarantaine».

«On sent les gens intimidés»

Policier depuis deux ans, son métier a évolué alors que la circulation et l’activité sont au ralenti. Si jusque-là, ses horaires sont restés les mêmes, il sait qu’il faudra s’adapter à la situation. «On fait beaucoup de patrouilles, de présence sur le terrain, on sensibilise les gens sur la nécessité de rester à la maison». Même si cela implique que certaines enquêtes soient mises en attente.

«On sent les gens intimidés, ils demandent s’ils ont le droit de promener leur chien, d’aller ici ou là. On croise parfois des jeunes inconscients, qui ne se rendent pas compte qu’ils peuvent mettre en danger les plus vulnérables». Tim n’a pas encore dressé d’amende pour sortie «non essentielle», mais a dû faire fermer un café. «On comprend les difficultés économiques, mais c’est la santé d’abord».

* Le prénom a été changé

(Nicolas Martin/ L'essentiel)

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