Pop – Pour Bastille, la technologie rend le monde dingue
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PopPour Bastille, la technologie rend le monde dingue

Le groupe britannique a sorti «Give Me the Future», album pop aux mélodies accrocheuses.

par
Jérôme Wiss
Bastille, formé par Chris Wood, Will Farquarson, Kyle Simmons et Dan Smith (de g. à dr.), se produira le 27 novembre 2022 à la Halle 622 à Zurich.

Bastille, formé par Chris Wood, Will Farquarson, Kyle Simmons et Dan Smith (de g. à dr.), se produira le 27 novembre 2022 à la Halle 622 à Zurich.

Sarah Louise Bennett

La formation s’est entourée de grosses pointures de la pop, comme Ryan Tedder, membre de OneRepublic, ou Rami Yacoub, producteur d’Ariana Grande, Selena Gomez et Nicki Minaj, pour produire son 4e disque. Résultat: une galette sublime qui invite à danser et à méditer sur notre rapport à la technologie. Retour sur la genèse de «Give Me the Future» avec Dan Smith, 35 ans, leader de Bastille.

Pourquoi avez-vous coécrit ce quatrième album avec des songwriters chevronnés?

On a toujours imaginé nos trois premiers disques comme une trilogie indépendante. Quand j’ai démarré dans cette industrie, j’écrivais et produisais tout moi-même. On était fiers de notre succès et je voulais protéger notre approche bricolage maison. Mais, avec le temps, cela devient une grosse pression de tout faire soi-même.

Quel impact a eu le Covid sur la création du disque?

On a commencé à bosser dessus en présentiel avant le premier confinement puis sur Zoom. Woody (le batteur) a une cabane dans son jardin où il enregistrait la batterie et Kyle (le claviériste) a installé une cabine vocale chez lui.

La science-fiction est au cœur de «Give Me The Future». Êtes-vous un geek?

L’ironie, c’est que je ne le suis pas. Je trouve le genre sci-fi fascinant parce qu’il permet de faire un commentaire sur le monde dans lequel on vit. C’est ce qu’on essaie de faire avec cet album: refléter la réalité telle que nous la percevons. Je ne critique pas notre rapport à la technologie, personne n’est plus accro à son téléphone que moi! Je dis plutôt: «bordel, le monde est un peu dingue, non?» .

Le monde va mal, mais vous positivez un peu, non?

Oui, on peut trouver du réconfort auprès de ceux qu’on aime. Des chansons comme «Shut Off The Lights» et «Future Holds» disent qu’il faut essayer de profiter de ce qu’on a maintenant parce qu’on ne sait pas de quoi demain sera fait. Elles s’adressent surtout à moi parce que je me fais facilement des cheveux blancs pour l’avenir. Je ne suis pas du tout Monsieur Optimiste, mais j’étais déterminé à offrir un peu d’espoir.

Vous serez en concert à l’automne 2022 au Luxembourg. La scène, c’est quelque chose que vous appréciez?

Oui et non. Je souffre du trac. En ce moment, on donne des petits concerts dans des cadres intimes donc c’est relax. Mais, d’habitude, je ne peux pas prédire comment un spectacle va se dérouler. Certains soirs sont géniaux et d’autres, je me sens super mal à l’aise et pas sûr de moi. C’est dommage parce qu’on a la chance de se produire devant plein de gens et dans des endroits incroyables, mais je n’y peux rien.

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