Elections européennes – Pour Juncker, il ne faut rien changer au scrutin

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Élections européennesPour Juncker, il ne faut rien changer au scrutin

Le président de la Commission européenne a présenté mercredi ses suggestions pour l'organisation des élections européennes de 2019, qui désignera celui qui lui succédera.

Juncker a appelé les partis politiques européens à désigner leur Spitzenkandidat le plus vite possible.

Juncker a appelé les partis politiques européens à désigner leur Spitzenkandidat le plus vite possible.

Jean-Claude Juncker a rappelé mercredi qu'il soutient le système des candidats «têtes de liste». «L'expérience menée pour la première fois en 2014 a bien marché et nous voulons la pérenniser», a-t-il expliqué, mercredi. Les élections, prévues entre le 23 et le 26 mai 2019, renouvelleront un Parlement européen sans députés britanniques et verront dans la foulée la nomination d'un nouvel exécutif européen.

Le système du candidat «tête de liste» est soutenu par le Parlement et la Commission, mais est encore loin de faire l'unanimité au sein du Conseil, l'instance qui regroupe les États membres. Le processus permet de «savoir qui sera le président de la Commission puisque ce sera celui arrivé en tête de liste de la famille politique qui a remporté le plus de voix», a argumenté Jean-Claude Juncker.

La semaine passée, le Parlement européen s'était dit «prêt à rejeter tout candidat à la présidence de la Commission qui n'a pas été désigné "tête de liste" en amont des élections européennes». C'est dans cet esprit que Jean-Claude Juncker a appelé mercredi les partis politiques européens à désigner leur Spitzenkandidat (NDLR: dénomination allemande de «tête de liste») le plus vite possible, pour avoir le temps de faire campagne dans l'ensemble des États membres.

(L'essentiel/AFP)

L'Europe avant les nations

La Commission recommande également de «rendre plus visible le lien entre les partis nationaux et les partis européens», par exemple en utilisant leurs logos, et de mettre en avant les problématiques européennes. Les élections ne doivent pas «être retenues en otage par des problématiques nationales», a plaidé M. Juncker.

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