En France: Pour oublier le «terrible» Covid, les anciens s'éclatent en hélico

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En FrancePour oublier le «terrible» Covid, les anciens s'éclatent en hélico

Pensionnaires et salariés d'une maison de retraite de Cordes-sur-Ciel (Tarn) ont embarqué lundi, pour un tour inédit en hélicoptère, destiné à marquer la fin de deux années de pandémie.

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05.09 Pensionnaires et salariés d'une maison de retraite de Cordes-sur-Ciel (Tarn), ont embarqué lundi pour un tour inédit en hélicoptère.

05.09 Pensionnaires et salariés d'une maison de retraite de Cordes-sur-Ciel (Tarn), ont embarqué lundi pour un tour inédit en hélicoptère.

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Pensionnaires et salariés d'une maison de retraite de Cordes-sur-Ciel (Tarn), ont embarqué lundi pour un tour inédit en hélicoptère, destiné à marquer la fin de deux «terribles» années de Covid, a constaté un photographe de l'AFP. «Les deux ans de Covid ont été terribles. On a envie de proposer des choses exceptionnelles aux résidents. On voulait casser les codes. Ce n'est pas parce qu'on entre en Ehpad, qu'on n'a plus de vie!», lance le directeur de cet établissement public d'hébergement pour personnes âgées dépendantes, Guillaume Marzocchi.

Les pensionnaires, dont certains en fauteuil roulant ou déambulateur, s'avancent lentement vers l'appareil, accompagnés par des employés de l'Ehpad. Après une dizaine de minutes de survol de ce village médiéval et des environs, l'appareil noir et jaune se pose sur la pelouse jaunie du stade municipal, transformée en héliport.

«Je n'ai pas eu peur»

«On a de la chance d'avoir des occasions comme ça. J'avais déjà pris de grands avions mais c'est la première fois (en hélicoptère). Je n'ai pas eu peur. Du ciel, quand on voit le village... je suis très contente, à refaire», s'enthousiasme Rolande Lepit, 84 ans, après son vol. Trente-deux des soixante-seize pensionnaires de la maison de retraite prennent part à l'activité. Entre les rotations, ils attendent à l'ombre d'arbres qui bordent le stade.

Pour Jacqueline Laronde, 96 ans, enjouée, «c'est une expérience de plus dans notre vie, une bonne aventure». «C'était une belle promenade, je m'en souviendrai», ajoute Lucien Rigal, 88 ans, en roulant les «r». «On était en prison», se plaint-il, en référence aux périodes de confinement en chambre et à la suspension des visites de proches, durement vécues par les occupants d'Ehpad.

Pour le pilote de l'Ecureuil Airbus, c'est également une expérience nouvelle. «C'est génial, ils sont heureux. Hier, j'ai fait un mariage, aujourd'hui l'Ehpad. C'est une première pour moi aussi. Évidemment, on ne leur fait pas le coup de la panne en vol, on pilote très doux», précise Raphaël Bélaygue qui embarque cinq passagers à chaque décollage.

(AFP)

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