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CovidPourquoi le Covid recule au Luxembourg?

LUXEMBOURG - Face à la montée de cas de Covid-19 dans de nombreux pays, le Grand-Duché s'en sort plutôt pour bien. Pour le ministère de la Santé, les mesures prises étaient les bonnes.

En regardant les chiffres des pays voisins, on remarque rapidement que le Luxembourg est le seul où le nombre d'infections au covid baisse. Selon le dernier bilan hebdomadaire, le nombre d'infections a diminué pour la quatrième fois consécutive. Alors qu'il y avait 829 cas deux semaines après la fête nationale, le nombre d'infections hebdomadaires avait été divisé par plus de deux pour atteindre 404 cas la semaine du 8 août. Et ce malgré des règles moins strictes au Luxembourg que dans certains pays voisins. Qu'est-ce qui fait que les chiffres luxembourgeois suivent une telle tendance? Interrogé à ce sujet, le ministère de la Santé a deux réponses: le système Covid-Check et la discipline.

«Le Covid-Check a été introduit relativement tôt au Luxembourg et permet une bonne maîtrise de la situation», précise le ministère. La France emboîte désormais le pas avec son pass sanitaire, mais, avec le coronavirus, il est plus difficile de reprendre le contrôle de la situation après coup, que de prendre des mesures efficaces à un stade précoce. La France combat actuellement environ 30 000 nouvelles infections chaque jour, et la tendance est à la hausse.

«Le respect des règles est important»

Alors que l'Allemagne n'ouvre des clubs dans le cadre de projets-pilotes par crainte de voir les chiffres monter en flèche ou que les Pays-Bas ont dû refermer à nouveaux certains magasins au bout de deux semaines, ici, les lieux de fête en plein air et en intérieur sont ouverts. Après quelques «événements super-contaminateurs» lors de la fête nationale, il n'y a plus eu de gros foyers d'infection au Luxembourg, selon le ministère de la Santé. Ici aussi, le Covid-check est annoncé comme l'outil le plus efficace.

Le variant delta est désormais prédominant au Grand-Duché. Bien qu'il soit plus contagieux, le taux d'infection s'est stabilisé et a jusqu'à présent été maîtrisé. Bien que le variant ait une influence, selon le ministère «le respect des règles de conduite est au moins aussi important». La population luxembourgeoise respecte généralement les règles.

«Quid d'une quatrième vague?»

Malgré la période estivale, lors des trois premières semaines des vacances, le nombre de tests est resté stable avec plus de 40 000 tests hebdomadaires. Lors de la dernière semaine de juillet, un peu plus de 36 000 tests ont été effectués. Les semaines à venir nous indiqueront donc si cette tendance à la baisse se confirme réellement.

Le Luxembourg doit-il malgré tout se préparer à une quatrième vague? Le ministère de la Santé ne veut pas écarter ce risque, car de nombreux facteurs s'accumulent: les variants du virus, l'automne qui arrive, les développements dans les pays voisins ou encore la campagne de vaccination locale. Une éventuelle quatrième vague, cependant, devrait voir «un nombre moins élevés d'infections et de décès» que les vagues de l'année dernière, notamment «en raison d'un taux de vaccination déjà élevé».

(Miriam Meinecke/L'essentiel)

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