Enquête en Russie – Poutine règle ses comptes avec Berezovski

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Enquête en RussiePoutine règle ses comptes avec Berezovski

Les autorités russes ont ouvert mardi une enquête pénale contre le milliardaire, exilé en Grande-Bretagne, pour la publication d'un texte appelant à empêcher le retour de Vladimir Poutine au Kremlin.

Pour avoir appelé publiquement à ne pas reconduire Vladimir Poutine au Kremlin, Boris Berezovski est sous le coup d'une nouvelle enquête pour incitation aux «troubles massifs».

Pour avoir appelé publiquement à ne pas reconduire Vladimir Poutine au Kremlin, Boris Berezovski est sous le coup d'une nouvelle enquête pour incitation aux «troubles massifs».

AFP

«Berezovski a appelé publiquement les citoyens russes à des troubles massifs accompagnés de violences, soit des actes illégaux pour empêcher l'investiture du président élu Vladimir Poutine», le 7 mai, annonce le comité d'enquête dans un communiqué. Dans une lettre ouverte publiée sur le site de la radio Écho de Moscou et retirée depuis sous la menace de poursuites, mais disponible sur le blog de M. Berezovski, le milliardaire avait proposé une récompense financière à ceux qui «arrêteront le dangereux criminel Poutine».

Il avait appelé les Russes à faire en sorte que le cortège de Vladimir Poutine «ne puisse pas entrer au Kremlin, le 7 mai». Élu le 4 mars avec près de 64% des voix à l'issue d'un scrutin entaché de fraudes selon l'opposition, M. Poutine a prêté serment en grande pompe, le 7 mai, pour un troisième mandat au Kremlin, après ceux effectués en 2000-2008. Il avait quitté le Kremlin en 2008 pour devenir Premier ministre, faute de pouvoir effectuer plus de deux mandats consécutifs de président, selon la Constitution.

La Russie a réclamé à plusieurs reprises l'extradition de M. Berezovski, qui avait fait fortune au moment des privatisations controversées des années 1990 et fut un temps très proche du Kremlin, mais avait dû fuir la Russie après l'arrivée au pouvoir de M. Poutine. Londres a toujours rejeté ces demandes et accordé en 2003 l'asile politique à l'homme d'affaires, qui était proche du transfuge du FSB (ex-KGB) Alexandre Litvinenko, assassiné à Londres, en 2006. Il fait déjà l'objet de poursuites judiciaires en Russie, notamment pour «tentative de coup d’État», après une série d'interviews dans lesquelles il prônait le renversement du régime de Vladimir Poutine.

(L'essentiel Online/AFP)

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