GP du Mexique – Première chance de titre pour Nico Rosberg

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GP du MexiquePremière chance de titre pour Nico Rosberg

Le pilote allemand pourrait devenir champion du monde de Formule 1, dès dimanche, s'il gagne au Mexique, sous certaines conditions toutefois assez peu probables.

Nico Rosberg est conscient qu'il peut décrocher le titre mondial dès ce week-end, même s'il est loin de contrôler la situation. Il doit espérer que Lewis Hamilton ne fasse mieux que 10e.

Nico Rosberg est conscient qu'il peut décrocher le titre mondial dès ce week-end, même s'il est loin de contrôler la situation. Il doit espérer que Lewis Hamilton ne fasse mieux que 10e.

AFP/Mark Thompson

Nico Rosberg n'a jamais été aussi près de conquérir le Graal. Il décrochera dimanche son premier titre mondial, deux GP avant la fin de la saison, s'il remporte la course pendant que Lewis Hamilton ne fait pas mieux que dixième. Déjà vainqueur l'an dernier sur l'Autodrome des Frères Rodriguez, l'Allemand s'est déjà imposé neuf fois cette année, contre sept pour le triple champion du monde anglais qui le suit à 26 points. S'il récidive au Mexique (25 points), et même si Hamilton marque le point de la 10e place, ses 50 points d'avance seront suffisants, au nombre de victoires.

«J'en suis bien conscient», a affirmé Rosberg lors d'une conférence de presse jeudi mais «je me concentre sur les choses que je peux contrôler». Mais Hamilton, troisième derrière Schumacher (91) et Prost (51) au nombre total de victoires en F1, a survolé, dimanche dernier, le GP des États-Unis à Austin, ce qui peut lui donner un petit avantage psychologique. «C'était vraiment bien d'accrocher cette 50e victoire après deux week-ends difficiles», a réagi le Britannique. En Malaisie, il avait course gagnée quand son moteur a pris feu. Au Japon, il a raté son départ et terminé 3e. Du coup, Rosberg peut être sacré en terminant les trois dernières manches de l'année à la deuxième place derrière Hamilton.

Deux pilotes locaux

C'est sans compter avec l'hypothèse d'une casse mécanique, toujours possible. De quoi donner des sueurs froides aux pilotes des Flèches d'Argent, comme pour Hamilton à Austin: «J'y pensais tout le temps, je guettais le moindre bruit suspect, à chaque tour». S'il pleut pendant la course (50% de chances, selon la météo locale), tout sera vraiment possible, pas seulement pour Rosberg et Hamilton. «Conduire ici donne l'impression d'être de retour sur un circuit de karting, avec les virages serrés, le bruit et l'atmosphère dans la partie du stade vraiment phénoménale», souligne Rosberg, en évoquant l'imposante tribune verticale du stade de base-ball où passent les F1 et où les trois premiers saluent la foule à la fin de la course.

Dans l'histoire récente de la F1, ce ne sera que le deuxième course de F1 sur ce tracé rénové en 2014. Le GP du Mexique s'y est disputé de 1963 à 1993 sur l'ancien tracé. C'est le plus élevé de la saison de F1, à plus de 2 200 mètres d'altitude. Avec une conséquence directe sur l'adhérence: «Ce circuit est extrêmement glissant, car l'altitude diminue l'appui aérodynamique sur les monoplaces». Les fans mexicains auront aussi deux héros nationaux à encourager, Sergio Pérez (Force India) et Esteban Gutiérrez (Haas).

(L'essentiel/AFP)

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