Au Salvador: Près de 10 000 soldats et policiers cernent une ville

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Au SalvadorPrès de 10 000 soldats et policiers cernent une ville

Samedi, la ville salvadorienne de Soyapango était le théâtre d’une opération de police hors norme pour tenter d’éradiquer les gangs de cette commune de 242 000 habitants.

Le président salavadorien avait annoncé le 23 novembre que des villes seraient encerclées, afin de procéder à l’arrestation de membres de gangs.

Le président salavadorien avait annoncé le 23 novembre que des villes seraient encerclées, afin de procéder à l’arrestation de membres de gangs.

AFP/EL SALVADOR’S PRESIDENCY PRESS OFFICE

Près de 10 000 militaires et policiers ont été déployés samedi dès l’aube autour de la commune de Soyapango, à la périphérie de San Salvador, dans le cadre de la guerre contre les gangs criminels lancée en mars par le président salvadorien Nayib Bukele.

«À partir de maintenant, la commune de Soyapango est totalement encerclée. 8500 soldats et 1500 agents ont cerné la ville» de 242 000 habitants, située à l’est de la capitale, a écrit le président Bukele sur son compte Twitter.

Arrêter des membres de gangs

Le président avait annoncé le 23 novembre que des villes seraient encerclées, afin que les militaires puissent fouiller les domiciles un par un et procéder à l’arrestation de membres de gangs. Sopayango est la première ville où cette procédure est appliquée.

Les soldats et les policiers étaient stationnés dès l’aube dans toutes les rues d’accès à la ville, en interdisant à quiconque d’entrer ou de sortir sans être contrôlé. Les forces de l’ordre sont chargées d’arrêter un par un, «tous les membres de gangs qui se trouveraient encore là», a déclaré le président Bukele.

Quelque 58 000 membres présumés de bandes criminelles, les redoutables «maras», ont été arrêtés au Salvador depuis la proclamation fin mars par le président Bukele de la «guerre» contre ces gangs qui font régner la terreur dans le pays.

Soyapango est considérée depuis des années comme une ville peu sûre en raison de la présence des gangs criminels. Mais les mesures appliquées par le gouvernement Bukele ont eu pour résultat «une énorme amélioration de la sécurité», a affirmé en début de semaine la maire, Nercy Montano.

Instauré fin mars après une vague de 87 assassinats attribués aux «maras», l’état d’exception permet des arrestations sans mandat, soulevant les critiques d’organisations de défense des droits de l’homme. Il a été prolongé par le Congrès jusqu’à la mi-décembre.

(AFP)

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