Covid-19/Luxembourg – Prêt à dégainer de nouvelles mesures, sans se précipiter

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Covid-19/LuxembourgPrêt à dégainer de nouvelles mesures, sans se précipiter

LUXEMBOURG - La pression monte, mais pour l'heure le gouvernement temporise sur de nouvelles mesures, sans les exclure.

Paulette Lenert et Xavier Bettel ne dévient pas de leur ligne.

Paulette Lenert et Xavier Bettel ne dévient pas de leur ligne.

© Editpress/fabrizio Pizzolante

Mis sous pression par la deuxième vague de l'épidémie, une opposition qui tire à vue et des soignants inquiets appelant parfois au reconfinement, le gouvernement maintient son cap. «Aucun Conseil de gouvernement n'est prévu ce mercredi, ni jeudi. Le prochain devrait être le Conseil régulier de vendredi, assurait mercredi l'entourage du Premier ministre. Pas de point presse non plus de la ministre de la Santé. «Mais tout peut aller très vite». Si Xavier Bettel avait promis un «moment de vérité» cette semaine... il attendra.

Une temporisation, liée à la stabilisation de certains indicateurs: le taux de positivité, la présence de traces du virus dans les eaux usées ou la situation dans les hôpitaux. Des éléments «monitorés 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24. Et il ne s'agit pas seulement du nombre de lits en soins intensifs, mais aussi du personnel disponible, avec les quarantaines». Mercredi, la situation était jugée encore «gérable».

«Alternatives peu nombreuses»

Mais si un indicateur virait au rouge, «le gouvernement est prêt à réagir immédiatement», assure-t-on. Et cela même avant les «dix à quinze jours nécessaires pour mesurer les effets du couvre-feu» en vigueur depuis jeudi dernier. Couvre-feu renforcé, confinement partiel ou strict. «Les alternatives ne sont pas très nombreuses», admet-on.

Les mesures suivantes sont donc dans les tuyaux, prêtes à être dégainées, et aucune option n'est exclue. En attendant, le gouvernement dit écouter les soignants via leurs représentants dans la cellule de crise, et les critiques de l'opposition sans toutefois s'y arrêter. «Mais tout le monde a conscience du fait qu'il y a une inquiétude au sein de la population».

(Nicolas Martin/L'essentiel)

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